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1900 - 1950

En août 1923, le curé Gaillard, dans son bulletin paroissial, proteste avec l’énergie qui le caractérisait, contre l’ouverture tardive (jusqu’à deux heures) des cafés, « lieux de perdition de la jeunesse ». Sous sa plume, quoi de plus logique ! Si la conception du prêtre n’est pas sans évoquer « l’Assommoir » de Zola, comment ignorer le caractère pourtant essentiellement social et convivial du café à cette époque et longtemps encore après, peut‑être même jusqu’à l’intrusion de la télévision dans les foyers. Les patrons de café doivent bien, de temps à autres, « sortir » énergiquement un ivrogne devenu excessif en paroles ou/et en exigences, cela fait partie du folklore, mais au‑delà, le bistrot était bien un lieu de rencontres et d’échanges où se faisait, là aussi, la vie du village.

Pour les actifs, il permet un temps de pause, pour les retraités il est un endroit de rendez‑vous où l’usage du patois garantit une vraie complicité. Suivant les quartiers, son rôle et sa clientèle varient (voir les cafés aux alentours de la gare). Enfin, lorsqu’arrive la fin de la semaine, un certain nombre d’entre eux se transforment naturellement en guinguettes.

Café "Torchêne" Marsot-Lalloz vers 1910. Ce café se trouvait dans une ferme située à l'emplacement de l'actuelle pompe à essence.

Café "Torchêne" Marsot-Lalloz vers 1910. Ce café se trouvait dans une ferme située à l'emplacement de l'actuelle pompe à essence.

A l’époque que nous avons choisie d’observer, les cafés et débits de boissons de toute importance étaient nombreux à Champagney. Aujourd’hui ils se comptent sur les doigts d’une main. Tous les quartiers en étaient pourvus, largement pour quelques uns. Leur histoire est riche d’enseignements sur le quotidien, les habitudes et les joies de nos Anciens et l’évocation de ces lieux de vie est incontournable.

Nous avons déjà parlé des cafés implantés autour des gares. La grande activité engendrée par la présence des deux gares explique leur nombre et permet leur existence rapprochée. Sur l’emplacement de la maison de Serge Jacoberger se trouvait donc le café de Jules Grisey dit « Bozo ». Après 1919, il sera tenu par les associés Kibler‑Jeandidier. Edmond Kibler était, de plus, installé comme garagiste non loin de là (Voir l’article sur les gares et le tramway). Lorsqu’il reprendra en 1939 le café Marsot du Centre, Georges Jeandidier assurera par la route les transports de marchandises entre la gare de Champagney et les usines de la vallée, ce que faisait jusqu’alors le défunt tacot.

Le personnel de la gare pose devant le café Grisey "Macapoix" le 11 décembre 1930 (Photo Jeanne Grisey-Dufay). Il y a, de gauche à droite, Daviot, Gaston Dubret, Henri Gouaille, ?, Marie Grisey la patronne, Manasson, Alfred Cadet et Durand.

Le personnel de la gare pose devant le café Grisey "Macapoix" le 11 décembre 1930 (Photo Jeanne Grisey-Dufay). Il y a, de gauche à droite, Daviot, Gaston Dubret, Henri Gouaille, ?, Marie Grisey la patronne, Manasson, Alfred Cadet et Durand.

En face de la gare étaient les cafés de Charles Péroz dit « Boubot » et de Charles Grisez dit « Macapoix ». Le premier a cessé son activité il y a peu, le second vers 1955. Ces cafés sont populaires. Les voyageurs y attendaient leur correspondance. On y buvait surtout du vin rouge, mais aussi du blanc et de la bière. On pouvait également s’y restaurer. Les employés et travailleurs des gares auxquels il faut ajouter les ouvriers de la carrière de Passavant consommaient un café‑rhum ou avec un marc le matin, puis dans la journée du vin et beaucoup de bière.

Toujours non loin de la gare, la maison Ostré était, entre 1870 et 1914, à une époque où le tacot n’existait pas, un relais de poste : le café‑hôtel Benoît.

Emile Marsot devant son café au centre en 1929. Ce café était aussi la halte du tacot (Voir l'article sur le tramway).

Emile Marsot devant son café au centre en 1929. Ce café était aussi la halte du tacot (Voir l'article sur le tramway).

Au Centre du village, le café tenu par Victor et Adèle Rapp (Victor Rapp passera toute la guerre de 1914‑1918 prisonnier en Allemagne. A son retour le maire ne lui renouvelle pas son bail) était ausi l’arrêt du Tramway. Cette grosse ferme comtoise appartenait à la commune et elle abritait encore d’autres locataires à l’étage (voir plus loin). En février 1923, Emile Marsot succède au couple Rapp. Elu sur la liste d’Hippolyte Simonin, il sera cafetier jusqu’à Noël 1938.

 

La salle de café était vaste et chauffée par un poële en fonte. Ouvert tôt le matin, les premiers clients de ce café populaire qui fait aussi auberge, sont les ouvriers se rendant à leur travail. Ils prennent un verre de blanc ou un rhum et sont suivis, plus tard, par les retraités. Les travailleurs repassent le soir et s’attardent, ayant alors plus de temps.

Les jours de foire, Thérèse Marsot fait du café, grillé du matin. Un bon kilo de sucre est utilisé au cours de cette matinée où les clients se bousculent. Sur la gauche du bâtiment (côté boulangerie Jacquemard) se trouve une salle d’attente pour les voyageurs et, à l’extérieur, un jeu de quilles. Après 1937, à la mort du tram, le café devient arrêt du car et dépôt de colis (Trois navettes par jour Champagney‑Belfort, avant guerre). Les voyageurs sont toujours des clients auxquels il faut ajouter des patients du docteur Duclerget à l’aller ou au retour de la consultation, au retour sûrement pour ceux s’étant fait arracher unedent par le médecin et qui viennent chez Marsot se « rincer » avec une bonne goutte (Pour la période où le docteur est installé en face du café, c’est à dire dans les années trente).

En 1934, la façade ouest du bâtiment en très mauvais état est démolie selon la volonté de la commune. Son aspect en est modifié et ces travaux permettent de dater les photos et autres cartes postales montrant le site.

En 1939 Edmond Kibler prend la succession du couple Marsot. Il installe aussi au centre son garage et, au regard du petit nombre de propriétaires d’automobiles, la clientèle de ce garage déborde sur les villages voisins, jusqu’à Frahier et même Fresse (C’est la fin du café situé après le passage à niveau. Le garage installé dans une baraque Adrian est abandonné. Ces baraques Adrian étaient destinées aux prisonniers de guerre. Après 1918 elles furent vendues à des particuliers).

A la fin des années cinquante, la mairie décide de ne pas renouveler le bail à Madame Kibler, alors veuve. Son intention est la démolition de la maison afin d’agrandir la place. Après plusieurs années de procédures, en septembre 1960 Madame Kibler doit se préparer à déménager. C’est à nouveau toute une partie du passé qui disparaît avec cette destruction.

 

Devant le café Marsot en 1931. Micheline, la fille du patron, se rappelle que le chien Mira sera écrasé par une voiture !

Devant le café Marsot en 1931. Micheline, la fille du patron, se rappelle que le chien Mira sera écrasé par une voiture !

Poursuivons notre tournée des cafés du village. Au Centre, face à la mairie (jadis le salon de coiffure « Jacqueline ») se trouvait – après avoir abrité le marchand de vin Mathey dit « le Banquier » - le café Jacquet « la Bitche », qui deviendra après 1919 un magasin. Avant 1914, la boutique Franquin était, elle aussi, un café. L’emplacement du Crédit Agricole portait une construction en bois, un débit de boissons tenu successivement par Taiclet « Le Pape », Jules Lalloz et à partir de 1941 Léon Bruez.

 

Le café Lalloz‑Marsot « Torchêne », lui aussi une importante maison détruite en 1985 pour dégager l’emplacement destiné à la supérette, sera géré après 1940 par Paul Jacquot (Paul Jacquot fut secrétaire de mairie de 1931 à 1947, puis maire de 1947 à 1951). Les caves de cette maison seront utilisées par le marchand de vin Maurice Mathey et, en 1944, les Allemands y installeront leur infirmerie.

Cafés, commerces et échanges à Champagney
L'on voit, ici à gauche, une partie de la ferme qui abritait le café "Torchêne" Marsot-Lalloz.

L'on voit, ici à gauche, une partie de la ferme qui abritait le café "Torchêne" Marsot-Lalloz.

Nous avons déjà dressé la liste des cafés où l’on dansait. Pour mémoire citons les à nouveau : le café La Cantina (première à droite après la voûte du Mont‑de‑Serre) et un peu plus loin chez Pasquini (la Taverne – actuel dojo). À la sortie de Champagney, avant la rue Senghor, le café Godebin deviendra dans les années trente et quarante le cinéma Périgal (Ce cinéma était beaucoup plus modeste que le cinéma Jean « Bari » du Pied‑des-Côtes. De plus Georges Périgal réparait et vendait des vélos). Vers 1927 Louis Helle reprend le café‑hôtel‑restaurant dit « Hôtel des Voyageurs » et change l’enseigne en « Hôtel du Commerce ».

 

A côté de ces cafés classiques il y avait de nombreux autres petits établissements ne disposant que de la petite licence. Celle‑ci ne permettait de servir que du vin (rouge et blanc), de la bière et de la limonade. On en rencontrait dans tous les quartiers, installés parfois dans de banales maisons de ferme. Par exemple, à la Bouverie, la maison Frechin (Ly) abritait le « Café de fa Promenade » et au Mont‑de‑Serre la maison Campredon fut, elle aussi, jusqu’en 1942 un petit café. On pouvait encore boire un verre à l’épicerie comme à l’Economat installée dans les locaux de l’actuel bar « la Taverne des Amis » au fond de laquelle se trouvait le rudimentaire mais efficace Bois debout.

A côté de tous ces endroits populaires, l’hôtel Frechin (actuelle maison Bigey) faisait figure d’établissement bourgeois. Il l’était réellement. C’est là que se tenait le traditionnel banquet du quatorze juillet réservé aux élus locaux, conseillers d’arrondissement et généraux. Après 1925 il cessera toute activité et Marie‑Thérèse Gillet « Routiou », y tiendra une épicerie.

Cafés, commerces et échanges à Champagney

A cette époque la bonne entente règne entre les commerçants (À tel point que si un boulanger manque de pain, il va en chercher chez un confrère) et il n’y a pas de raison de favoriser plus particulièrement un fournisseur au détriment des autres. Aussi tous les cafetiers de la commune s’approvisionnent‑ils auprès de chacun des marchands de vin locaux : Hellt, Mathey ou Labbaye.

Les foudres de vin arrivaient par le train. Les marchands, pendant une grande partie de cette moitié de siècle, possédaient des voitures à chevaux pour réceptionner et livrer leur vin (et des traîneaux pour les hivers enneigés). En ce qui concerne la bière, tous avaient recours à Valquevis (à gauche avant la voûte du Mont‑de‑Serre) qui la recevait en tonneaux de cinquante litres avant de la conditionner en bouteilles ou à Plaisance installé au Magny. Ce dernier diffusait de la bière Wagner de Belfort et faisait de la limonade.

Le vin vendu en tonneaux de 50, 100 ou 120 litres aux professionnels, l’était en tonneaux de 40 ou 50 litres aux particuliers. Les paysans, généralement, ne consommaient en temps ordinaire que de l’eau ou du lait, l’achat du vin étant réservé aux périodes de grands travaux agricoles : fenaison ou moisson.

Pour ce qui est des fournisseurs, il est évident qu’il s’agit de familles aisées, parfois liées entre elles par mariages et en conséquence par leur patrimoine immobilier.

Cafés, commerces et échanges à Champagney

Edouard Mozer dit « Finfin », marchand, de vin, habitait la maison mitoyenne de celle qui abrite aujourd’hui la médiathèque (Plus tard, la veuve d’Edouard Mozer vendra la maison aux Docks franc-comtois. Dans les années quatre-vingt-dix, la mairie, devenue propriétaire la fera démolir). Il était le cousin des docteurs Mozer spécialisés dans la recherche sur la tuberculose osseuse (voir l’article sur les frères Mozer). Leurs pères, au siècle précédent, avaient fait le projet de faire construire chacun une belle maison et de les accoler. Une brouille les en empêcha et un seul construisit sa maison. Cette histoire explique le grand mur aveugle que cette demeure présente aujourd’hui et qui accueille la médiathèque municipale depuis 1995.

Vers 1903 Adolphe Helle (père de Louis) reprend à Munck son commerce de vin, achète la maison Mozer dont nous venons de rapporter l’origine ainsi que les caves Munck-Mathey (Maison de la Négritude). Les familles Munck‑Mozer‑Mathey liées, possédaient aussi le groupe de bâtiments correspondant ‑ à l’actuelle boulangerie Sarda. La maison d’habitation des Mathey marchands de vin fut, elle aussi, démolie en 1985 afin de permettre la construction de la supérette.

Il faut distinguer deux générations de Mathey marchands de vin. A la fin du siècle dernier et au début de celui‑ci : Jules et son frère dit « Le Banquier » (surnom lié à son activité d’usurier) puis Maurice, fils du premier.

La maison de Edouard Mozer aujourd'hui disparue.

La maison de Edouard Mozer aujourd'hui disparue.

L'actuel Musée de la Négritude abritait jadis les caves du marchand de vin Mathey.

L'actuel Musée de la Négritude abritait jadis les caves du marchand de vin Mathey.

Une dernière grande famille occupée à ce commerce fut la famille Labbaye. A sa tête Olympe frère de Marcel, maire de Champagney. Les deux foyers habitèrent le château Courant dans les années vingt et plus tard la maison Andreux (maison bourgeoise à côté de la boulangerie Jacquemard - Poste jusqu’en 1996). Leurs caves se trouvaient à l’emplacement des plus récentes chambres de l’hôtel Le Pré Serroux (façade est).

Si les marchands de vin sont parmi les plus aisés (La famille Mozer n’a‑t‑elle pas été surnommée par malice populaire « Mozer-Pacha » ?) ‑ ils ont, avec les industriels fait construire ou habité les plus belles maisons de Champagney (Voir ci-dessous) - de très nombreux autres commerçants font vivre le village. Il n’est pas possible d’en dresser une liste complète mais on peut essayer de faire revivre quelques figures marquantes.

Cafés, commerces et échanges à Champagney

Les boulangeries sont matériellement et symboliquement parmi les commerces les plus importants dans la cité. Celle du Centre a largement marqué les cinquante premières années du siècle. Il s’agit de la boulangerie Mathey (Les boulangers Mathey sont parents des Mathey marchands de vin). Ce commerce multiple, créé vers 1900, faisait épicerie, charcuterie, mercerie et proposait même des sabots. Jean Mathey gérait l’entreprise, son frère André assurant les tournées jusqu’après 1945. Après 1925, ils emploieront un boulanger qui deviendra une grande figure dans l’histoire du village : Léon Machag, Polonais qui avait fui son pays et sa dramatique histoire (La Pologne est en guerre contre la Russie soviétique en 1920‑1921. C’est une république instable qui tombe dans la dictature de Pilsudski en 1926.

Léon Machag s’engage en 1940 dans la légion polonaise qui aura une conduite exemplaire au combat. La retraite devant les Allemands le conduit à Saint‑Jean‑de‑Luz où il embarque pour l’Angleterre. il poursuivra les combats sous l’uniforme britannique et réapparaîtra à Champagney, comme par miracle, après 1945. Il reprendra alors sa place à la boulangerie faisant ainsi la joie de tous., Il repose au cimetière de Champagney).

Au même moment, trois boulangeries fonctionnaient au Pied‑de‑Côtes. En face de l’école une première appartenait au début du siècle à Albert Py. Just Gauthier en deviendra propriétaire vers 1920‑25 après y avoir débuté comme mitron. Il sera le premier du quartier à acquérir, vers 1928, une camionnette, tous les boulangers effectuant des tournées. Une seconde boulangerie (plus tard Dubret) était tenue à l’origine par François Depommier puis ensuite par Georges Doeblin. Enfin, le père des Labbaye marchands de vin cédera la troisième à Havez (grand bâtiment, 30 Avenue de France), Henri Bouvier en devenant le dernier propriétaire.

Certains Champagnerots mangeront du pain de seigle tant qu’ils iront faire moudre leur grain au moulin (1919) ensuite les boulangeries leur proposeront du pain blanc.

La boucherie Voinson dans les années vingt (photo Daniel Franquin). A gauche, Marc Franquin qui tient juste à côté le magasin de confection "A la Confiance". Il y a Urbain et Germaine Voinson ainsi que leur fils Jean. A la fenêtre, la soeur du boucher, "l'Américaine".

La boucherie Voinson dans les années vingt (photo Daniel Franquin). A gauche, Marc Franquin qui tient juste à côté le magasin de confection "A la Confiance". Il y a Urbain et Germaine Voinson ainsi que leur fils Jean. A la fenêtre, la soeur du boucher, "l'Américaine".

Chez Bouvier-Havez au Pied-desCôtes en 1937. Le personnel se repose un jour de passage du Tour de France. La cour était pleine de tables et de chaises des brasseries Wagner. De gauche à droite : Madeleine Carithey, Renée Havez, Paul Stenneler, Germaine Bouvier, Lucie Carithey et, caché, Pierre Pautot

Chez Bouvier-Havez au Pied-desCôtes en 1937. Le personnel se repose un jour de passage du Tour de France. La cour était pleine de tables et de chaises des brasseries Wagner. De gauche à droite : Madeleine Carithey, Renée Havez, Paul Stenneler, Germaine Bouvier, Lucie Carithey et, caché, Pierre Pautot

Le bourrelier Emile Chamagne et sa femme Aurélie.  On aperçoit le visage de leur fille Marie. Ce commerce se trouvait en face de l'église, où se trouve l'actuel local des infirmières.

Le bourrelier Emile Chamagne et sa femme Aurélie. On aperçoit le visage de leur fille Marie. Ce commerce se trouvait en face de l'église, où se trouve l'actuel local des infirmières.

Vers 1900, la famille Lalloz (photo Daniel Franquin). Edouard Lalloz pose en compagnie de sa soeur (1ère femme à gauche), de son épouse Marie et de leur fille Madeleine. C'est cette dernière qui a créé le salon de coiffure alors que ses parents étaient négociants en "tissus, chapeaux, mode et confection" ; les deux commerces se trouvant dans la maison située juste derrière la mairie.

Vers 1900, la famille Lalloz (photo Daniel Franquin). Edouard Lalloz pose en compagnie de sa soeur (1ère femme à gauche), de son épouse Marie et de leur fille Madeleine. C'est cette dernière qui a créé le salon de coiffure alors que ses parents étaient négociants en "tissus, chapeaux, mode et confection" ; les deux commerces se trouvant dans la maison située juste derrière la mairie.

L'épicerie Jurot - vers 1912 - était située à l'emplacement de la boucherie Laumont. De gauche à droite : 2 fillettes, Céline Vaxelaire qui était blanchisseuse dans la même maison, Lucienne Vaxelaire née en 1910, Marthe Vaxelaire née en 1902, M Jurot, l'épicier (photo Mme Désingle).

L'épicerie Jurot - vers 1912 - était située à l'emplacement de la boucherie Laumont. De gauche à droite : 2 fillettes, Céline Vaxelaire qui était blanchisseuse dans la même maison, Lucienne Vaxelaire née en 1910, Marthe Vaxelaire née en 1902, M Jurot, l'épicier (photo Mme Désingle).

Cafés, commerces et échanges à Champagney
Cet annuaire des années trente fait détail des commerçants de Champagney.
Cet annuaire des années trente fait détail des commerçants de Champagney.

Cet annuaire des années trente fait détail des commerçants de Champagney.

De « belles maisons »

 

Paul Mulfort fait construire le « château » - maison Loridat - à l’entrée du village vers 1910.

Maxime Corbin fait construire la maison du directeur de son usine, rue de la Fonderie vers 1905.

Henri Roth fait construire sa maison (Pistolet), rue de la Gare en 1925.

Un Mozer fait construire sa maison (bibliothèque municipale) au siècle dernier.

Jules Mathey fait construire sa maison au début du siècle - emplacement supérette - , aujourd’hui démolie.

Marcel et Olympe Labbaye habitent le château Courant (du XVIllème siècle) puis la maison Andreux (maison bourgeoise à côté de la boulangerie Jacquemard).

Parmi les « belles maisons » citons encore le « Château Chevènement » en face du moulin, construit au siècle dernier par l’huissier Henriot. Les Docteurs Hazembourg et Duret y logèrent (avant 1914).

Le marbrier Georges Malblanc fera construire sa maison,face au cimetière - en deux temps : après 1920, puis après 1944.)

Le château "Courant", maison du XVIIIème siècle chargée d'histoire.

Le château "Courant", maison du XVIIIème siècle chargée d'histoire.

La maison du patron du tissage, Paul Mulfort. A gauche le "château" Chevènement et à droite, au loin, on voit la maison du gardien du tissage.

La maison du patron du tissage, Paul Mulfort. A gauche le "château" Chevènement et à droite, au loin, on voit la maison du gardien du tissage.

Sur cette carte, on voit à gauche à côté de la boulangerie, la maison de Jules Mathey démolie avec le café Marsot-Lalloz (ici caché par la maison Mathey) pour libérer un vaste espace qui accueillera la supérette et ses parkings.

Sur cette carte, on voit à gauche à côté de la boulangerie, la maison de Jules Mathey démolie avec le café Marsot-Lalloz (ici caché par la maison Mathey) pour libérer un vaste espace qui accueillera la supérette et ses parkings.

Sur cette carte des années trente, on situe, derrière le sapin la maison de Maurice Mathey.

Sur cette carte des années trente, on situe, derrière le sapin la maison de Maurice Mathey.

La maison François en 1947, située au centre, non loin du monument aux morts, elle date du XVIIIème siècle.

La maison François en 1947, située au centre, non loin du monument aux morts, elle date du XVIIIème siècle.

Autre maison du XVIIIème siècle, la demeure du meunier Lods puis de René Simonin.

Autre maison du XVIIIème siècle, la demeure du meunier Lods puis de René Simonin.

Albert Lacour et son épicerie vers 1900, première maison après le Pré Serroux, rue Brosset (Photo Mozer - A Lacour est le beau-frère de notre photographe Eugène Mozer).
Albert Lacour et son épicerie vers 1900, première maison après le Pré Serroux, rue Brosset (Photo Mozer - A Lacour est le beau-frère de notre photographe Eugène Mozer).
Albert Lacour et son épicerie vers 1900, première maison après le Pré Serroux, rue Brosset (Photo Mozer - A Lacour est le beau-frère de notre photographe Eugène Mozer).

Albert Lacour et son épicerie vers 1900, première maison après le Pré Serroux, rue Brosset (Photo Mozer - A Lacour est le beau-frère de notre photographe Eugène Mozer).

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