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RIVIÈRE ET RUISSEAUX

Le pont et l'entrée du village avant 1903.

Le pont et l'entrée du village avant 1903.

Le Rahin a toujours eu une réelle importance dans le quotidien de notre village. Ses caprices et son cours indiscipliné ont toujours été source de soucis pour les Champagnerots et leurs élus. Déjà en 1789, l’article 24 du cahier de doléances en dressait un portrait qui correspond largement à la rivière qu’ont connue toutes les générations d’habitants : « … La rivière qui descend avec impétuosité des montagnes et avec une rapidité étonnante ne garde point son lit et ne s’en forme un aujourd’hui que pour l’abandonner demain d’autant plus facilement que la terre n’ayant point de consistance ne lui donne aucune résistance, au moyen de quoi une grande partie de leur prairie se trouve changée en grève … » (Archives de la Haute Saône, Vesoul B 4214)

L'évocation du Rahin dans le cahier de doléances

L'évocation du Rahin dans le cahier de doléances

Un siècle plus tard, l’instituteur Hell, dans sa monographie consacrée à Champagney - du 14 septembre 1888 -, en donnera une description très précise : « La petite rivière le Rahin, traverse Champagney de l’est à l’ouest et sépare le pays en deux parties réunies par un beau pont de pierre (Ce pont construit en 1869 et détruit en 1944 sera reconstruit en 1948. Voir sur le pont, l’article qui lui est consacré). En examinant la carte d’autre part, on voit que le centre du village est au nord du cours d’eau et la partie appelée Sous-lès-Chênes, au sud.

Le cours d’eau descend du Ballon de Saint-Antoine ou plus exactement du Col du Stalon, entre le Ballon de Servance et le Ballon d’Alsace. Deux sources principales lui donnent naissance. Mince filet d’eau en été, les fontes des neiges et les pluies du printemps en font une rivière non pas considérable par la largeur ou sa profondeur, mais par son caractère même et sa pente.

Lorsqu’il a descendu la vallée de Plancher-les-Mines et de Plancher-Bas, de nombreux ruisseaux lui ont déjà apporté leur tribut, et dès lors son cours peut devenir désastreux. Les prairies situées sur ses bords sont souvent ravagées par ses eaux qui causent de grands dommages parfois, si toujours elles améliorent le sol à l’aide d’irrigations bien entretenues.

En 1882, le 28 décembre, une inondation dont le souvenir se conserve, a détruit dans plusieurs communes et notamment à Champagney, plus de vingt hectares de prairies, ne laissant comme trace de son passage qu’un sol aride et une vaste étendue de cailloux roulés de l’aspect le plus triste.

Après avoir traversé Ronchamp et Champagney, le Rahin se dirige à travers une riante et fertile vallée vers l’Ognon qu’il rejoint non loin du village des Aynans, après un parcours de quarante kilomètres environ. »

 

Toujours vers 1900, cette très belle image prise en amont du pont à la belle saison au regard de la faible quantité d'eau.

Toujours vers 1900, cette très belle image prise en amont du pont à la belle saison au regard de la faible quantité d'eau.

Le Rahin fera donc toujours parler de lui et de la manière si bien décrite par cet instituteur à la fin du XIXème siècle. Ainsi le 22 mai 1853, Lacour André, taillandier à Champagney « réclame un secours de la commune pour l’aider à préserver sa maison et ses petites dépendances des envahissements de la rivière du Rahin qui, dans ses dernières crues, a changé son lit et menace de le prendre à travers l’habitation du pétitionnaire … » (Délibérations du censeil municipal). Cent francs sont alloués au sinistré.

Le 17 décembre 1857, Ferdinand Bourquin demande la « réouverture du lit de la rivière du Rahin au lieu dit les Graviers ». Il a d’ailleurs adressé un courrier au Préfet à ce sujet. «  … la demande dudit Bourquin faite dans son intérêt et celui de deux autres propriétaires au nord de cette rivière, que cette demande n’est pas exacte en ce sens qu’elle expose que les maisons du village seront inondées dans les débordements d’eau, ce qui jusqu’à présent n’est point à craindre … c’est aux riverains de chaque côté à redresser ( ?) selon leur convenance le lit dont il s’agit. La commune n’a aucun intérêt à la réouverture demandée. » (Délibérations du censeil municipal).

 

À la date du 7 février 1861 on peut lire dans les Délibérations du censeil municipal : « vu la grande crue des eaux qui a eu lieu fin décembre 1860 et les premiers jours de janvier 1861, ont détruit et inondé diverses propriétés en changeant le cours de la rivière, dévastant en entraînant sur son passage les propriétés particulières, ne laissant enfin après sa furie dévastatrice que des trous épouvantables et émouvants de son passage, comprenant que dans l’intérêt général il y a urgence tant dans l’intérêt de l’agriculture que dans la sécurité des habitants d’éviter autant que possible que de semblables accidents ne se renouvellent plus, le conseil vient de se recommander à M le Préfet.

À cet effet, espérant que dans sa sagesse, il voudra bien envoyer sur les lieux un ingénieur compétant qui lui fera son rapport détaillé sur la situation [] ainsi que des travaux à faire pour empêcher qu’à l’avenir de semblables désastres se renouvellent. »

Il est toujours question de cette grande crue le 28 décembre 1862 : « …en vue de l’urgence qui se fait sentir d’améliorer le lit du Rahin et afin d’obtenir à cet effet le concours de l’administration, est d’avis que l’étude des travaux est à faire [] par les soins des agents du service hydraulique [] demande que ces agents étudient en même temps la question de rétablir l’écluse attenante au pont de Champagney pour l’irrigation de la prairie qui est entièrement dégradée et consent que tous les frais de voyage et de séjour des fonctionnaires du service hydraulique soient supportés par la commune. »

Ce bâtiment, situé face à la propriété Pautot - on aperçoit le pont de l'entrée du village - abritait une petite usine de serrures, clefs et chaînes.

Ce bâtiment, situé face à la propriété Pautot - on aperçoit le pont de l'entrée du village - abritait une petite usine de serrures, clefs et chaînes.

Le19 avril 1877 la mairie demande le concours des propriétaires riverains pour le redressement et l’endiguement du Rahin « … Considérant que les intéressés ne veulent faire aucun sacrifice pour arrêter les ravages et les empiétements du Rahin, que les intérêts de la commune sont moins menacés que les leurs, est d’avis qu’il, y a lieu d’abandonner le projet des Pont et chaussées jusqu’à ce qu’une entente commune avec les habitants menacés puisse se faire … »

Un rapport de M Borey, l’agent voyer cantonal, daté du 19 sept 1883 demande « … à ce que la commune fasse curer le lit de la rivière le Rahin en amont et en aval du grand pont de Champagney afin de dégager cet ouvrage d’art. » Le conseil vote une somme de 300 francs pour la réalisation de ces travaux … ( L’agent voyer était le fonctionnaire chargé de veiller à l'entretien et à l'aménagement des voies de communication, de la voirie d’une ville ou d’un département).

Le neuf novembre 1902, le conseil municipal soulève le problème du pont « .. qui menace d’être obstrué en raison de l’encompbrement du lit de la rivière … Considérant que, en raison du régime torrentueux de la rivière du Rahin, le lit de cette rivière se déplace pour ainsi dire constamment et déplace également les matériaux qui l’encombrent. » (Délibérations du conseil municipal). Des travaux de dégagement sont alors prévus pour le printemps suivant. En octobre 1903, même chose : on prévoit une nouvelle fois l’enlèvement de matériaux accumulés par la crue. En 1906 les piles du pont sont toujours encombrées par des débris apportés par les eaux.

 

Il n'est pas rare de voir des hommes "tirer" du sable et du gravier de la rivière.

Il n'est pas rare de voir des hommes "tirer" du sable et du gravier de la rivière.

Si la nouvelle passerelle qui conduit à l’usine Corbin est inaugurée en 1914 (voir l’article sur l’usine Corbin), en mai 1913 le conseil municipal avait donné son feu vert à la compagnie des chemins de fer de l’Est pour la construction d’un pont à tablier métallique sur le Rahin, derrière les Ballastières et aboutissant non loin de la voûte de la Houillère. Il sera démonté par la société Drouart vers 1950.

Vestiges du pont de la société Drouart derrière les Ballastières

Vestiges du pont de la société Drouart derrière les Ballastières

En février 1920 la mairie prévoit 1000 francs pour la restauration des lavoirs endommagés par la crue.

En février 1924, après une forte crue de la rivière, il est question à nouveau de redresser son lit au niveau des « Petits‑Graviers ». 5000 francs sont prévus en 1926 pour le même travail et on apprend que ce sont des chômeurs qui l’effectueront l’année suivante. En septembre 1929 on parle encore dans les délibérations du «  … lit de la rivière déplacé en certains endroits de 50 à 100 mètres.»

Cette même année apparaît l’idée de construire une digue de protection au centre du village. Le devis en est de 180 600 francs et ces travaux devraient permettre de « … protéger tous les jardins, propriétés et maisons, ainsi que les bâtiments communaux : mairie et groupe scolaire du centre, ainsi que de récupérer sur la rivière une surface de plus d’un hectare de terrain dévasté par les crues. Ces terrains sont abandonnés et cédés à la communes par leurs propriétaires. » (Délibérations du conseil municipal).

Au printemps de l’année suivante, ce projet se précise. Il s’agit d’édifier sur la rive droite de la rivière une digue de béton de 214 mètres de long et de 1,50 de hauteur avec un tracé en courbe et coupant la poche creusée par le « torrent ». Les déblais seront déposés derrière la digue. Ces travaux en partie subventionnés, sont donc entrepris apportant du travail aux nombreux chômeurs du moment (Voir l’article sur la crise économique des années trente).

 

Vers 1900, la famille Mozer en promenade Sous les Chênes. Si, au loin la ligne d'arbres, à droite du cimetière, correspond à la rue de la gare, la première ligne d'arbres juste derrière les personnage, indique le cours de la rivière.

Vers 1900, la famille Mozer en promenade Sous les Chênes. Si, au loin la ligne d'arbres, à droite du cimetière, correspond à la rue de la gare, la première ligne d'arbres juste derrière les personnage, indique le cours de la rivière.

En mars 1931, le Rahin est une nouvelle fois en crue. Dans le registre des délibérations du conseil municipal, il est fait état de « … la situation dangereuse que crée à nouveau la rivière le Rahin au-dessus de la passerelle aux abrords de la drague du Magny risquant en continuant à dévier son lit sous l’effet des crues de venir traverser et détruire les propriétés et tourner les travaux d’endiguement du Rahin actuellement en cours d’exécution au lieu-dit Les Petits-Graviers derrière les bâtiments communaux. » Finalement, le mur édifié par les chômeurs ne résiste pas à ce nouvel assaut et, un dimanche matin, il s’écroule, emporté en partie par les eaux (Des vestiges de ce mur sont toujours visibles de nos jours en bordure du boulodrome).

 

A cette époque le lit de rivière, à partir de la passerelle, partait vers le nord, passant dans tous les terrains portant actuellement le boulodrome, les lotissements des " Petits-Graviers ", l’école maternelle et s’approchant plus près qu’aujourd’hui de la propriété Pautot. Par exemple, le terrain de basket des années quarante, situé au niveau de l’actuelle rue « Marcel Paul », derrière la perception, était constitué des alluvions et matériaux apportés par la rivière au cours des décennies précédentes.

En octobre 1931, il est encore question de réaliser un canal de décharge « destiné à compléter les travaux de redressement du lit de la rivière. » Ce projet sera vite abandonné faute de subventionnement. C’est aussi une période où les élus ne savent plus quels travaux mettre en route pour occuper les chômeurs.

En 1935, à l’automne, survient une importante crue. L’eau recouvre tous les terrains derrière la mairie, tous les ruisseaux débordent, la route de la Bouverie au Chevanel est submergée. En 1938, la montée des eaux est si furieuse qu’un des piliers de la passerelle est sérieusement ébranlé.

Pour les adultes, on l’a vu, la rivière fut la cause de soucis constants. Nous terminerons alors cette évocation par une note plus légère.

Dans les années trente, un peu en amont du pont de l’entrée du village (vers la propriété Pautot), il y avait une sorte d’île au milieu du cours d’eau, avec une végétation caractéristique, propice aux cachettes et comme une proue constituée de vestiges en béton de l’éphémère mur des chômeurs. Des rails et quelques planches en guise de passerelle permettaient de rejoindre ce refuge appelé « l’île d’amour » par les plus âgés. Les gamins y jouaient dans la journée, leurs aînés s’y donnaient rendez‑vous un peu plus tard.

Vers 1900, les Mozer à la Tête d'eau, l'embranchement du canal de l'usine Pernot. Derrière le groupe se trouve la Drague du Magny.

Vers 1900, les Mozer à la Tête d'eau, l'embranchement du canal de l'usine Pernot. Derrière le groupe se trouve la Drague du Magny.

LES RUISSEAUX

 

Parallèlement à l’histoire du Rahin, il ne faut pas négliger le rôle des ruisseaux serpentant à travers le territoire de la commune. Sa population agricole dans son ensemble a toujours eu grand besoin de ces petits cours d’eau d’ailleurs très poissonneux. D’une part, une grande partie des lavoirs étaient construits sur ces ruisseaux, d’autre part cette eau jouait un rôle essentiel dans l’irrigation des prairies. Les anciens ne disaient‑ils pas que l’eau était le fumier des prés ? Aussi, les cultivateurs ne manquaient‑ils pas de relever, de curer ces ruisseaux et les riverains étaient naturellement chargés de leur entretien (En septembre 1904 il est question du curage des ruisseaux du Champ Dia – à la Bouverie - et des prés du Plain à faire faire par les riverains). Celui‑ci est depuis longtemps abandonné d’où la transformation en marécages de certains prés voisins de cette eau rapidement très abondante lorsque la nature l’exige...

Ces ruisseaux descendus des fouillies au nord de Champagney sont au nombre de trois. Il y a le ruisseau du Mont de Serre qui, venu du Champey se nomme alors le Battant. Son cheminement complexe le fait rencontrer le ruisseau des Viaux, ainsi grossi, il longe la ligne de chemin de fer, passe derrière la cure et la supérette pour finalement se jeter dans la rivière un peu en aval du pont.

La Collonge issue du secteur du Bermont passe sous la ligne de chemin de fer, longe le site du collège et rejoint le Rahin juste avant la courbe de la Bouverie qui conduit au Chevanel. Enfin, il y a le ruisseau de la Bouverie. Celui‑ci prend sa source dans le bois de la Houillère et, après avoir suivi la route du Chevanel, rattrape la rivière au fond de la Bouverie.

Les fortes pluies faisant très rapidement monter leurs eaux, il est souvent question du curage de ces ruisseaux (Par exemple ce nettoyage est prévu après la crue de 1930 et, en juin 1945 il est question du curage de toute urgence de la Collonge et des Viaux).

 

Qui est ce bourgeois qui pose en aval du pont ?

Qui est ce bourgeois qui pose en aval du pont ?

Autre petit cours d’eau à ne pas négliger, celui issu du canal de l’usine Corbin. Ce dernier descendait de Sous‑les‑Chênes, passait sous la route à l’entrée de Champagney, (à cet endroit, ce ruisseau recevait également un peu d’eau de la rivière) alimentait au passage le lavoir du tournant (détruit en 1944), glissait sous la route pour filer devant chez Gouhenant (André Olivier) et se faufiler par l’actuelle rue Senghor et rejoindre le ruisseau du fond du Pâquis.

Une partie de l’eau arrivée jusque là traversait la rue Senghor et rejoignait les prés de la Plaine où son rôle était très important. D’ailleurs à cette époque, et à fortiori bien avant aussi, la Plaine était propre, entretenue, les prés fauchés (rien à voir avec l’aspect qu’elle a aujourd’hui et ses gravières, arbustes et friches en tous genres). Ce petit cours d’eau est à sec depuis une vingtaine d’années, on devine son lit qu’à quelques endroits.

C’était le temps où l’eau donnée naturellement était domestiquée, guidée, convoitée parce qu’indispensabIe.

 

Le Rahin gardera le caractère d'un torrent tout au long du XXème siècle. On se souvient tous de crues récentes, celles qui ont abouti à l'enrochement de ses berges dans les endroits les plus exposés, pas seulement à Champagney. Une année, l'eau du Rahin a sauté dans la Drague du Magny et filé tout droit - traversant les salles à manger des pavillons des Petit Graviers - jusque dans la cour de l'école maternelle. Depuis, le chemin de la Passerelle a été réhaussé. Il faut dire qu'il y a bien longtemps que les gabions - ces ballots de galets faits en grillage - ont disparu emportés par les eaux rougeâtres d'une rivière qui, ces jours-là, fait réellement peur.

Pour conclure, un souvenir personnel et familial. La propriété de mon grand-père Joseph Jacquot à la Bouverie dont l'essentiel du terrain se trouvait derrière la maison a - au cours du temps - perdu les trois quarts de sa superficie car mal située dans un coude de la rivière. Cet endroit s'appelait le "Creux Goujet". Le pauvre Joseph, vieil handicapé victime civile de la guerre, a passé beaucoup de temps dans la rivière à remuer les cailloux, tentant de faire quelque chose contre les éléments. En vain ...

 

Le Creux Goujet dans les années trente. On aperçoit la maison Jacquot et, derrière, le terrain disparu, emporté par les crues du Rahin.

Le Creux Goujet dans les années trente. On aperçoit la maison Jacquot et, derrière, le terrain disparu, emporté par les crues du Rahin.

A l’instar du Rahin, ces ruisseaux sont une cause de soucis permanents pour les élus. Ils sont évoqués régulièrement dans les registres du conseil municipal (orthographe respectée).

 

Du 4 mai 1838 : «  Chaque année, lorsqu’il y survient des débordements la partie du village de Champagney comprise entre le pont du Mont-de-Cer et le grand pont, se trouve submergée par les eaux au point qu’elles entrent dans les maisons et que chaque fois cette partie du chemin est complétement dégradée.

Demande que le ruisseau la Colonge du Mont-de-Cer qui occasionne ce déversement d’eau sur les chemins soit fondé d’environ 15 pouces et que la digue qui longe ledit chemin soit exhaussée au moyen de ce travail, le chemin en question se trouverait garanti de toute inondation.

Le conseil … est d’avis qu’il soit pourvu à cette réparation urgente et que le travail soit estimé par un homme de l’art, M Mougenot, architecte à Lure qui dressera un mémoire des dépenses nécessaires. »

 

Du 2 septembre 1838 : « Le curage du ruisseau dit la Colonge situé au nord-est du village. Le curage aura lieu sur la longueur de 851 mètres et 64 centimètres, sur le profondeur de un mètre, sur la largeur de 3 m 33 cm. »

 

Du 3 février 1843 : «  … Pour faciliter en toute saison la circulation du chemin qui conduit au hameau appelé le Mont-de-Cer et conduisant au hameau de la Rouge-Vie et à la ferme de Passavant, il est indispensable de construire un petit pont voûté sur le ruisseau des Viaux qui traverse ce chemin près de chez Jean-Baptiste Péquigney (dit Totot) et au besoin de faire passer ce ruisseau sur la gauche de ce chemin … le ruisseau de la Colonge qui occasionne des débordements assez fréquents dans l’itinéraire du village mériterait d’être encaissé sur une longueur d’environ 70 m avec des murs en massonerie … » Un crédit de 1800 francs est voté.

 

Le Rahin à Champagney

Début août 1843

«  … plans et devis rédigés le 25 juin dernier par le Sr Mougenot pour la construction de ponceaux en pierre au Mont-deCer sur le chemin de la Rouge Vie et l’autre sur celui du Champey

L’encaissement du ruisseau de la Colonge dans le village depuis chez Tesson jusqu’au bas du verger de Charles Fhéter où les eaux font à chaque instant des dégradations assez considérables … » Le coût sera de 2962 francs non compris les honoraires.

 

Du 3 septembre 1843

« Plusieurs anciens canaux et cours d’eau aujourd’hui comblés [] il importe dans l’intérêts de l’agriculture de les faire curer surtout en partie de leur longueur au frais des riverains []  le canal dit des près du Plain aboutissant à celui de la Colonge depuis le terrain de Basse jusqu’à la rivière, celui du Beuveroux, depuis l’étang Georgenne jusqu’à celle dite des quatre tour []  Le premier était à sa naissance un canal d’assainissement qui ne devient cours d’eau régulier que près de l’étang Giroz mais qui de ce point arrive au village de Champagney qu’il traverse sur les propriétés et même sur les rues voisines ; le second étant un ruisseau sinueux qui parcourt un grand nombre de parcelles de prés qu’il détériore en les couvrant d’eau boueuse pendant les orages ou les grandes pluies … »

 

Le 10 février 1949 est décidée la construction de deux aqueducs.

«  le premier sur le chemin du Theurey, Sous-les-Chênes,  l’autre à l’embranchement du chemin de la Verrerie avec le chemin de la Houillère. »

 

Du 10 février 1850, il est question de curer la Colonge

« …Il importe de lui faire donner toute la largeur qui doit être de quatre mètres. Pour prévenir toute inondation il serait nécessaire d’élever la chaussée du côté du sud sur une largeur de 350 mètres, cet exhaussement pourra être fait par les déblais provenant du curage … »

La somme de 70 francs est votée.

 

À la même séance

« … faire exécuter ces travaux aussitôt l’arrivée du printemps par les ouvriers peu aisés de la commune qui devront travailler à la tâche. Les autres parties de ce ruisseau devront être curées par les riverains ou à leurs frais ce qui a toujours eu lieu … »

 

« Les sieurs Vendrely et Dumagny, propriétaires de prés riverains du ruisseau ont construit depuis longtemps des barrages sur le ruisseau, lesquels sont souvent en désordre et occasionnent des débordements et des inondations dans le village, il est donc très utile d’y porter remède en établissant des vannes régulières sur la même largeur que le ruisseau et qui pourront chaque fois qu’il sera nécessaire être levées par touit particulier de la commune … »

« … les dits sieurs Vendrely et Dumagny feront faire ces réparations à leurs frais et dans le courant de l’été [] vote 70 francs pour le curage à la charge de la commune. »

Toujours en amont du pont avant 1910 car on ne voit pas la maison du créateur du tissage Mulfort (maison Loridat) à l'entrée du village avant le pont. On ne voit que la "villa des Frênes" - maison Chevènement qui, au début du XXème siècle, était la maison du docteur.-  Modèles de ponceaux.
Toujours en amont du pont avant 1910 car on ne voit pas la maison du créateur du tissage Mulfort (maison Loridat) à l'entrée du village avant le pont. On ne voit que la "villa des Frênes" - maison Chevènement qui, au début du XXème siècle, était la maison du docteur.-  Modèles de ponceaux.

Toujours en amont du pont avant 1910 car on ne voit pas la maison du créateur du tissage Mulfort (maison Loridat) à l'entrée du village avant le pont. On ne voit que la "villa des Frênes" - maison Chevènement qui, au début du XXème siècle, était la maison du docteur.- Modèles de ponceaux.

Du 18 février 1851

Laurent Vendrely désire : « pratiquer un aqueduc dans la traversée du Monte-de-Serre le long du ruisseau de la Colonge [] Il sera couvert suivant les avis de l’agent voyer cantonal. »

 

Du 19 septembre 1852

« … plusieurs plaintes avaient été portées concernant les inondations causées dernièrement par le débordement des eaux du canal dit du Champ Diaz … »

Le conseil, invite le maire « à faire exécuter le curage du canal du Champ Diaz [] aux frais des riverains qui sont les sieurs Burcey, Georges Alexis, Zheller Georges, Petitgérard J B, Chatillon Justin, Stenneler François, Dubret Jacques, Burcey Philippe jeune et enfin la commune de Champagney, ajoute le conseil que la largeur sera de 2,50 mètres sur 0,50 mètre au moins de profondeur et que tout arrêt d’eau sera formellement interdit pour l’arrosement des prés traversés… »

 

Du 6 mai 1866

La somme de 330 francs est votée pour la construction d’un aqueduc au Mont-de-Serre « devant la maison de Péquigney Ferdinant tombant en ruine et devenu dangereux pour la circulation et pour le bétail lors des crues d’eau principalement… »

 

Du 7 février 1869

On parle d’un projet de couverture du ruisseau la Collonge au niveau du Conot,  il y a eu des accidents, chute de nuit à cet endroit  causant des « estropiés pour toujours ». « Cette couverture aura pour avantage de procurer un bel emplacement pour un champ de foire du bétail qui manque ». 1200 francs sont votés.

Suite le 23 avril 1871

La somme de 100 francs est votée pour les frais d’étude, plans, devis, surveillance et réception des travaux de couverture de la Collonge « dans l’intérieur du village »

 

Du 11 février 1883

« Le conseil municipal demande à ce que tous les canaux et ruisseaux non curés et insuffisant pour l’écoulement de leurs eaux soient réparés pour le mois d’août 1883 et charge monsieur le maire de faire toutes les démarches et de prendre ou faire revivre les arrêtés municipaux relatifs à cette affaire afin d’arriver le plus promptement possible à ce résultat. »

 

Du 15 août 1884

Le curage du ruisseau du Mont-de-Sarre est urgent, le conseil vote 100 francs supplémentaires qui s’ajoutent aux 400 francs déjà votés le 22 mai 1884.

 

Du 30 août 1884

La somme de 100 francs est votée pour curer le ruisseau de la Colonge longeant la maison d’école des filles (bâtiment qui abrite le club d’hatérophilie).

 

Du 3 mai 1885

105 francs sont alloués au sieur Hambert pour le curage des Viaux.

 

Du 5 septembre 1886

4700 francs 85 cts votés pour la construction d’un pont sur la Collonge.

 

Du 14 juillet 1885

« Le conseil municipal demande la construction d’un pont faisant suite à celui qui existe près de l’école des filles. Ce pont devra être fait avec des poutres en fer ou fonte sous condition que le conseil ouvre la largeur et la hauteur actuelle avec tous ces contours. Ce travail devra être fait au plus tôt à cause des matériaux qui sont déposés sur le chemin vicinal qui gêne. »

Le ruisseau le Battant arrive du Mont-de-Serre, longe l'école des filles de jadis pour aller se jeter dans le Rahin plus loin. Au premier plan le "pont" évoqué dans les délibérations du conseil municipal.

Le ruisseau le Battant arrive du Mont-de-Serre, longe l'école des filles de jadis pour aller se jeter dans le Rahin plus loin. Au premier plan le "pont" évoqué dans les délibérations du conseil municipal.

On voit bien arriver juste avant le pont, le canal issu de l'usine Corbin. Cette image date d'après 1904, année de l'arrivée de l'électricité au centre du village.

On voit bien arriver juste avant le pont, le canal issu de l'usine Corbin. Cette image date d'après 1904, année de l'arrivée de l'électricité au centre du village.

Cette carte de 1911 montre bien la proximité de la rivière et de la Drague.

Cette carte de 1911 montre bien la proximité de la rivière et de la Drague.

Le Rahin à Champagney
Alexis et Albertine Ganze à peu près au même endroit que la carte postale ci-dessus, au Chevanel dans les années 1920. Albertine est la fille de Eugène Mozer.

Alexis et Albertine Ganze à peu près au même endroit que la carte postale ci-dessus, au Chevanel dans les années 1920. Albertine est la fille de Eugène Mozer.

La lessive dans le Creux Goujet derrière la maison Jacquot (années 1920 - photo Mozer)

La lessive dans le Creux Goujet derrière la maison Jacquot (années 1920 - photo Mozer)

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