Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pèlerinage sur la tombe de l'auteur du Grand Meaulne

26 avril 2014

Dans la "Tranchée de Calonne" au sud des Eparges
Dans la "Tranchée de Calonne" au sud des Eparges
Dans la "Tranchée de Calonne" au sud des Eparges
Dans la "Tranchée de Calonne" au sud des Eparges

Dans la "Tranchée de Calonne" au sud des Eparges

L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.
L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.
L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.
L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.
L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.
L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.

L'endroit où Alain-Fournier et ses camarades furent retrouvés en 1991.

Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne
Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne
Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne
Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne
Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne

Le cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne

Lorsque j’ai su, plus tard, qu’Alain-Fournier avait été « Porté disparu » dans la nuit du 22 septembre, aux avancées du bois de Saint-Rémy, j’ai été sûr d’avoir entendu, cette nuit-là, ses dernières plaintes de vivant. De même ai-je vu, aux premiers jours d’avril, du haut de la crête des Éparges dont la conquête, depuis février, nous avait coûté dix mille morts, sortir des parallèles d’assaut les lignes de soldats bleu et rouge qui attaquaient aux lisières de la Woëvre des villages dont la possession ne nous eût, tactiquement, rien apporté. Ils attaquaient à découvert. Du haut de notre belvédère, je les voyais sortir des parallèles, tomber par files entières dans un silence saisissant. Quelques secondes après seulement, amenuisé par la distance, nous arrivait le crépitement, comme d’une toile longuement déchirée, des mitrailleuses qui venaient de les abattre. A la jumelle, je distinguais très bien ceux qui ne se relèveraient pas. Après seulement, comme pour Alain-Fournier, j’ai su que Louis Pergaud «était l’un d’eux, que l’ombre de la mort » avait, ce matin-là, « voilé ses yeux ».

Maurice Genevoix – Trente mille jours, 1980, Seuil

 

Ces trois écrivains ont combattu dans le même secteur sans s’y rencontrer, deux y ont trouvé la mort.

Louis Pergaud est porté disparu le 8 avril 1915 lors d’une attaque à Marchéville-en-Woëvre.

Maurice Genevoix, lieutenant commandant la 5e compagnie du 106, est grièvement blessé à Rupt-en-Woëvre le 25 avril 1915.

 

 

Alain-Fournier
Tag(s) : #Hommages