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Genèse et histoire

1900-1950

1961 : 50ème anniversaire de l'harmonie municipale. On reconnaît là, les "historiques" Raymond Lazarre, Pierre Pezet, René Mougenot, Marcel Sarrazin, Jean Lemercier, Eugène Boisot ...

1961 : 50ème anniversaire de l'harmonie municipale. On reconnaît là, les "historiques" Raymond Lazarre, Pierre Pezet, René Mougenot, Marcel Sarrazin, Jean Lemercier, Eugène Boisot ...

 

Une société musicale est fondée à Champagney le 28 septembre 1911 par messieurs Fimbel (cadre au tissage Mulfort), Xavier Vendrely (le pharmacien, voir la notice qui lui est consacrée sur ce blog), François Depommier (patron boulanger au Pieds‑des‑Côtes), Albert Lavallé (chef de fabrication à la fonderie Corbin), Lamboley et le futur maire Marcel Labbaye. C’est monsieur Fimbel qui assure la direction musicale secondé par François Dépommier. Un premier concert a lieu au préau des écoles le le décembre 1911.

 

En 1914 François Depommier devient chef, mais la guerre disperse les musiciens et, fatalement, la société entre en sommeil.

Après le conflit la reprise est difficile : les musiciens et les moyens manquent à l’appel. Marcel Labbaye devient président de l’harmonie qui prend le nom de « l’Avenir ». Les effectifs sont faibles et on a besoin de toutes les compétences. En 1920, la mairie de Champagney est contrainte de louer les services d’un orchestre privé pour la célébration du cinquantenaire de la Troisième République (délibération du 21 novembre 1920) et c’est qu’ainsi, Eugène Boisot, alors âgé de quatorze ans, rejoint l’harmonie de Champagney dès 1919. Le jeune garçon avait été remarqué par Auguste Mougenot, chef de l’harmonie des Houillères de Ronchamp, et il partagera son temps libre entre les deux formations musicales (En outre, Eugène Boisot fondera en compagnie de son épouse Emma et de Gabrielle Dubreuil, la formation de cors de chasse « l’Echo de la Blanche Pierre » en 1955).

 

En 1922, à l’inauguration du monument aux morts, c’est une formation musicale réduite qui’ apporte sa contribution : une poignée d’instrumentistes, des cuivres, alors en costume de ville.

Le 12 septembre 1922, jour de l’inauguration du monument aux morts. On aperçoit, à droite de l’image, en costume de ville, l’embryon de l’harmonie municipale de Champagney.

Le 12 septembre 1922, jour de l’inauguration du monument aux morts. On aperçoit, à droite de l’image, en costume de ville, l’embryon de l’harmonie municipale de Champagney.

Il faut attendre l’arrivée de Léon Ruga en 1924 pour que la formation prenne un élan significatif tant sur le plan matériel que sur celui de la qualité musicale. La mairie emboîte le pas au nouveau et dynamique chef et subventionne le groupe : 600 francs en 1924, 500 francs en 1927 et trois mille francs en 1926 destinés à l’achat d’instruments. La municipalité a pris conscience de l’évolution due à une seule personnalité et le prouve en versant, la même année, une gratification au chef pour « bons services et encouragements » (délibérations du conseil municipal). A partir de 1928, il sera rémunéré par la mairie et d’autres instruments seront encore achetés cette même année.

Si l’harmonie est remise à flot, elle reste encore modeste et les musiciens des Houillères de Ronchamp interviennent quelquefois à Champagney. C’est le cas, par exemple, pour la Sainte‑Cécile de 1927 jour de l’inauguration de l’agrandissement de la salle Jeanne d’Arc (L’harmonie des Houillères de Ronchamp fondée en 1864 fonctionnera jusqu’en 1935. Voir à son sujet : « La mine autrefois par le Galibot » et le site d’Alain Banach).

Mlle Girardin qui signe cette carte de membre de l'Avenir fut institutrice à l'école des filles.

Mlle Girardin qui signe cette carte de membre de l'Avenir fut institutrice à l'école des filles.

Cette période de développement d’une structure indispensable à la vie collective prend fin en 1929. Des dissensions éclatent en effet au sein du comité entraînant la démission de Léon Ruga. Au mois de novembre la société de musique devient municipale et Marius Delors, depuis peu responsable de la clique des sapeurs pompiers avec Charles Luxeuil, est nommé chef.

Les problèmes ne semblent pourtant pas résolus puisqu’en 1935 une nouvelle réorganisation est nécessaire. Elle est tentée par Charles Luxeuil qui sera chef jusqu’à sa démission en février 1939. C’est Marcel Sarrazin qui essaie alors de ressouder l’ensemble, malheureusement la guerre vient mettre un terme à la vie cahoteuse de notre formation musicale.

 

Les retrouvailles ont lieu en 1945. Il y a une dizaine de musiciens pour célébrer le 11 novembre de cette première année de paix, parmi lesquels Eugène Boisot, Jean Lemercier et Raymond Lazarre. Le 15 décembre, un comité neuf est constitué. C’est un nouveau départ.

En cette difficile période d’après-guerre, le temps fort qui marque les prestations de la nouvelle formation reste, en 1947, son déplacement au Breuleux en Suisse, avec la clique des sapeurs-pompiers, dirigée à l’époque par Georges Démésy (La commune des Breuleux apportera son aide morale et matérielle à Champagney meurtri par les combats de 1944. Voir les articles consacrés à la Libération de Champagney et à la reconstruction).

 

Dix années après cette expédition, les mêmes problèmes, qui handicapèrent la formation entre les deux guerres, ressurgissent, provoquant la démission de Léon Ruga, au printemps de 1957. Avec l’arrivée du chef Roger Jeandel, c’est une nouvelle période de développement et de succès qui commence pour l’harmonie municipale de Champagney. Roger Jeandel sera à sa tête jusqu’en 1976.

De gauche à droite 1ère rang en haut : 1 Jacques Charpin, 2 avec des lunettes Pierre Pezet, 3 ? , 4 Roger Marone, 5 Raymond Juif, 6 Camille Plaisance, 7 ?,  8 le gamin Jean « Nono » Jacquot, 9 avec des lunettes René Galley, 10 ?, 11 Michel Collilieux, 12 15 ?, 16 Pierre Gabriel Charpin, 13 ?, 14 ?, Lamboley, 17 Léon Mettetal - 2ème rang : 1 Le chauffeur, 2 Emile Beautey, 3 Jean Marsot, 4 « Coco » Munier, 5 Roger Jeandel, 6 Le curé Jeanblanc, 7 Léon Ruga, 8 ?, 9 Florian Ruga, 10 Robert Coutherut, 11 Michel Camos, 12 Georges Périgal, 13 Bernard Hambert, 14 Michel Girardot, 15 Jacky Collilieux, 16 Marcel Sarrazin, 17 Jean Hoyon, 18 l’abbé Aymonin Accroupis : René Péroz, Georges Démésy, Jean Marie Momier, Jean Lemercier, René Vaxelaire « Trouillot », Claude Paoli

De gauche à droite 1ère rang en haut : 1 Jacques Charpin, 2 avec des lunettes Pierre Pezet, 3 ? , 4 Roger Marone, 5 Raymond Juif, 6 Camille Plaisance, 7 ?, 8 le gamin Jean « Nono » Jacquot, 9 avec des lunettes René Galley, 10 ?, 11 Michel Collilieux, 12 15 ?, 16 Pierre Gabriel Charpin, 13 ?, 14 ?, Lamboley, 17 Léon Mettetal - 2ème rang : 1 Le chauffeur, 2 Emile Beautey, 3 Jean Marsot, 4 « Coco » Munier, 5 Roger Jeandel, 6 Le curé Jeanblanc, 7 Léon Ruga, 8 ?, 9 Florian Ruga, 10 Robert Coutherut, 11 Michel Camos, 12 Georges Périgal, 13 Bernard Hambert, 14 Michel Girardot, 15 Jacky Collilieux, 16 Marcel Sarrazin, 17 Jean Hoyon, 18 l’abbé Aymonin Accroupis : René Péroz, Georges Démésy, Jean Marie Momier, Jean Lemercier, René Vaxelaire « Trouillot », Claude Paoli

L’harmonie municipale en sortie à Chaumercenne vers 1946-1947. A cette époque le curé de Chaumercenne (canton de Pesme) n’était autre que l’abbé Francis Schlienger qui vécut les heures sombres des bombardements de 1944 aux côtés des Champagnerots (Voir les articles sur la Libération de Champagney).

Pour la fête de ce village, l’harmonie de Champagney ne manquait pas d’apporter sa contribution, ce qui lui donnait l’occasion, en ces dures années d’après-guerre, d’expéditions épiques et joyeuses à l’autre bout du département.

Ce jour-là, partis tôt de Champagney en car afin de pouvoir assister à la messe, nos musiciens avaient pu visiter l’abbaye d’Acey. Ces temps de restrictions ne permettent aux membres de notre harmonie d’arborer qu’une casquette pour tout uniforme.

 Ces deux photos, avec deux points de vue différents, montrent les mêmes (pas la même année) attablés en plein air à Chaumercenne le dimanche 27 juin. Il est noté « Fanfare des mines de Champagney ». Sur la première photo, se trouve de face, attablé à gauche, le maire de Champagney : Paul Jacquot. On reconnaît aussi Charles Vissler et Eugène Boisot (qui regarde bien le photographe). Paul Jacquot fut maire de Champagney d’octobre 1947 à février 1951.
 Ces deux photos, avec deux points de vue différents, montrent les mêmes (pas la même année) attablés en plein air à Chaumercenne le dimanche 27 juin. Il est noté « Fanfare des mines de Champagney ». Sur la première photo, se trouve de face, attablé à gauche, le maire de Champagney : Paul Jacquot. On reconnaît aussi Charles Vissler et Eugène Boisot (qui regarde bien le photographe). Paul Jacquot fut maire de Champagney d’octobre 1947 à février 1951.

Ces deux photos, avec deux points de vue différents, montrent les mêmes (pas la même année) attablés en plein air à Chaumercenne le dimanche 27 juin. Il est noté « Fanfare des mines de Champagney ». Sur la première photo, se trouve de face, attablé à gauche, le maire de Champagney : Paul Jacquot. On reconnaît aussi Charles Vissler et Eugène Boisot (qui regarde bien le photographe). Paul Jacquot fut maire de Champagney d’octobre 1947 à février 1951.

 Devant l’hôtel du commerce, en travaux, au début des années cinquante. De gauche à droite En haut : Georges Stoupie (à droite du gamin), Jules Valquevis, le maire Jules Taiclet (maire de 1951 à 1965). 1er rang debout : le chef Léon Ruga, Florian Ruga chef de la clique, Emile Marsot « Dayette » porte-drapeau, Bernard Jumel tambour (de la Houillère), René Peroz dit le « Gos Milo » clairon, Michel Taiclet « Totor », Jean Lemercier basse, René Galley (médaille) basse, Bernard Hambert trombone, Emile Beautey (médaille) basse, Crevoisier (en arrière), Marcel Sarrazin trombone, René Carlinet (en arrière), Eugène Boisot buggle, Michel Camos (contre le pilier en arrière), Raymond Juif saxo alto, Georges Périgal piston (derrière Raymond Juif), Michel Girardot clarinette, Le Président Henri Roth, à la casquette Charles Wissler Accroupis : Roger Jeandel Clarinette, un enfant, l’enfant aux cymbales Bernard Jurot, Gilbert Lemercier,Pierre Bony trompette, Raymond « Titi » Vuillemey saxo alto, Jean Marie Momier trompette, André Juif saxo soprano

Devant l’hôtel du commerce, en travaux, au début des années cinquante. De gauche à droite En haut : Georges Stoupie (à droite du gamin), Jules Valquevis, le maire Jules Taiclet (maire de 1951 à 1965). 1er rang debout : le chef Léon Ruga, Florian Ruga chef de la clique, Emile Marsot « Dayette » porte-drapeau, Bernard Jumel tambour (de la Houillère), René Peroz dit le « Gos Milo » clairon, Michel Taiclet « Totor », Jean Lemercier basse, René Galley (médaille) basse, Bernard Hambert trombone, Emile Beautey (médaille) basse, Crevoisier (en arrière), Marcel Sarrazin trombone, René Carlinet (en arrière), Eugène Boisot buggle, Michel Camos (contre le pilier en arrière), Raymond Juif saxo alto, Georges Périgal piston (derrière Raymond Juif), Michel Girardot clarinette, Le Président Henri Roth, à la casquette Charles Wissler Accroupis : Roger Jeandel Clarinette, un enfant, l’enfant aux cymbales Bernard Jurot, Gilbert Lemercier,Pierre Bony trompette, Raymond « Titi » Vuillemey saxo alto, Jean Marie Momier trompette, André Juif saxo soprano

Programme d'une soirée donnée par l'Avenir Musical à la salle des fêtes (l'ancien préau des écoles) le 12 juin 1948
Programme d'une soirée donnée par l'Avenir Musical à la salle des fêtes (l'ancien préau des écoles) le 12 juin 1948

Programme d'une soirée donnée par l'Avenir Musical à la salle des fêtes (l'ancien préau des écoles) le 12 juin 1948

Le 25 juillet 1954, Auguste Mougenot reçoit la croix de chevalier de la Légion d’Honneur des mains d’André Maroselli. Au premier plan, le curé Jeanblanc.

Le 25 juillet 1954, Auguste Mougenot reçoit la croix de chevalier de la Légion d’Honneur des mains d’André Maroselli. Au premier plan, le curé Jeanblanc.

Tag(s) : #Histoire locale