Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Voici un nouveau travail de l'élève René Lamboley de l'école de Champagney. Il s'agit d'une rédaction datée du vendredi 9 juin 1916.

Pour découvrir toute la série utiliser, en bas de la page, le lien "La guerre à l'école".

L'armée française de l'été 1914 - Henri Ortholan, Jean-Pierre Verney - Bernard Giovanangeli Editeur – 2004

L'armée française de l'été 1914 - Henri Ortholan, Jean-Pierre Verney - Bernard Giovanangeli Editeur – 2004

Vendredi 9 juin 1916

 

Rédaction

 

Un soir que vous rentriez de l’école on vous dit : « Ce soir un train va passer en gare ramenant des blessés de Verdun. » Votre résolution. Dites ce que vous avez observé, ce que vous vous êtes rappelés à la vue de ces héros. Votre émotion.

 

 

Développement

 

Hier je revenais de l’école avec mon camarade Jean, nous arrivions devant notre maison lorsque j’entendis la voix de mon frère qui me disait : « Ce soir, un train va passer en gare ramenant des blessés de Verdun ; moi je veux aller à la gare pour les voir, viens-tu avec moi ?

- Oh oui ! réponds-je, je t’accompagnerai. »

Vers six heures nous nous trouvions à la gare lorsqu’on vit arriver un train lentement et dont la locomotive faisait peu de bruit. Pour avertir, un sifflet fit entendre un bruit très doux. Les portières portaient des rideaux blancs avec la croix rouge et sur le dernier wagon deux drapeaux semblables flottaient. Les blessés détournèrent les rideaux et en nous apercevant ils firent des gestes ; quelques-uns avaient la tête bandée, d’autres avaient le bras lié ; ils souriaient tous. Au fond du wagon on en voyait d’autres couchés qui semblaient souffrir horriblement. En les voyant  je me suis rappelé ce que j’ai lu à propos de la bataille de Verdun. Cette bataille fut acharnée les pertes furent lourdes, dans cette lutte les Allemands furent étonnés ; ils avaient amené des forces considérables, leurs meilleures armées et leurs meilleurs chefs, malgré cela nos troupes ont gardé leurs positions, l’ennemi ne pouvait le croire car il était beaucoup plus supérieur que nous ; aussi nos soldats sont admirés du monde entier.

 

Je fus profondément ému à la vue de ces blessés. Je songeais à la douleur des parents de ces blessés, au malheur des orphelins de la guerre, des veuves et des parents privés de leurs fils.

La guerre à l'école - 23 - 1916
Le document original
Le document original
Le document original

Le document original

Arrivée de blessés des troupes coloniales à Saint-Brieuc, octobre 1914. Carte postale. Collection particulière.

Arrivée de blessés des troupes coloniales à Saint-Brieuc, octobre 1914. Carte postale. Collection particulière.

Tag(s) : #Guerre de 1914-1918