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Ce registre « inscription des voyageurs » provient de l'ancien hôtel Frechin. Il couvre la période du 18 juin 1921 au 20 octobre 1925, 120 personnes y sont enregistrées. Il était contrôlé et signé par la gendarmerie du village au passage de chaque nouveau voyageur. On y lit leur nom et prénom, âge, lieu de naissance, domicile, le lieu d’origine, la destination, la date de départ et d’arrivée à l’hôtel. Les clients sont, le plus souvent dits « voyageurs », on note cependant quelques  représentants ou employés de commerce, négociants, démarcheurs, ingénieurs, électriciens, architectes, industriels. On n’y trouve que deux femmes : Rose Marie Delarra et Mme Bonnier (avec monsieur conducteur de travaux), les trois originaires de Roubaix.

En 2006, le docteur Bigey, propriétaire de l’immeuble, a fait procéder à sa rénovation. Ces travaux ont alors fait disparaître les inscriptions peintes, « Café » et « Hôtel » sur la façade, toujours visibles jusque là, même si l’immeuble ne remplissait plus ces fonctions depuis les années vingt.

S’il est des traces du passé imposantes et incontournables, tels les monuments et édifices publics, il en est d’autres plus modestes mais tout aussi porteuses de l’histoire du bourg et de ses habitants. Ici, un support de lampe en métal ouvragé centenaire, là une antique plaque de signalisation en fonte, plus loin un élégant banc de pierre moussu du XVIII° siècle, ailleurs, sur un mur, à demi effacée, une publicité « chocolat Mendier ».

Ces mentions « Café », « Hôtel » aux lettres soigneusement dessinées,  disparues sous la peinture fraîche, jouaient ce rôle. Cette enseigne, à la couleur depuis longtemps « passée », on ne la voyait plus tant elle faisait corps avec cet immeuble. Anachronique, elle était là depuis plus d’un siècle.

L’hôtel d’Auguste Frechin faisait figure d’établissement bourgeois. C’était à la fin du XIXème siècle, au début du XXème. C’est là que se tenait le traditionnel banquet du 14 juillet réservé aux notables et aux élus locaux, conseillers d’arrondissement et conseillers généraux.

Auguste Frechin était le cousin de Joseph et Albert Frechin, qui jusqu’en 1913, tenaient la quincaillerie (on disait alors « marchand de fer ») sise dans la maison qui abrite actuellement la Poste. Parmi les enfants de ces Frechin, on comptera six instituteurs ou institutrices (dont Jean Frechin, le pêcheur invétéré qu’on n’a pas oublié, et son frère Raymond, le père du docteur Michel Frechin).

Quant à l’hôtel-restaurant, il cessera toute activité après 1925. Marie Thérèse Gillet « Routiou » y tiendra alors une épicerie avant d’en faire sa seule maison d’habitation.

L’immeuble sera acheté par le docteur Daniel Bigey en 1975 et il y installera son cabinet médical l’année suivante.

Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Le registre « inscription des voyageurs » de l'hôtel d’Auguste Frechin - CHampagney 70
Tag(s) : #Histoire locale