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18 novembre 2012
Cérémonie anniversaire au monument de Passavant,
entre Champagney et Plancher-Bas


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Cher amis,

 

Je ne vous conterai pas une nouvelle fois la biographie de Diego Brosset. Je vous renvoie au site de la 1ère DFL  tenu par des filles de héros, héros qu’on célèbre aujourd’hui : Blandine de Saint Hillier (fille du chef d’état-major de Brosset) et Florence Roumeguère (fille de Jacques Roumeguère, compagnon de la Libération qui gagna l’Angleterre le 17 juin 1940 dans une barque. Au sein de la 1ère DFL, il fut du 1er régiment d’artillerie).

 

En outre, sur le site de la 1ère DFL, à l’occasion de ce 20 novembre, vient d’être publié un livre-hommage consacré au général Brosset.

 

 

 

A Paris, au pont de Bir Hakeim sur la stèle qui jouxte le buste du général Brosset on peut lire : « Au général Diego Brosset mort au champ d’honneur, à la 1ère Division Française Libre, à ses 4000 morts, aux braves et aux fidèles qui répondirent à l’appel du général de Gaulle de juin 1940 et combattirent 5 ans pour libérer la France dans l’honneur et par la victoire : Afrique centrale, Erythrée, Syrie, Lybie, Bir Hacheim, Tunisie, Italie, Provence, Vosges, Alsace, Tende ».

 

 

En effet, à la mémoire de Diego Brosset, il nous faut associer celle de tous les hommes tués au combat dès les premiers temps de la France Libre jusqu’au moment ultime de la Libération, la mémoire des Français de France et celle des Africains (sur les 2169 tombes de la nécropole nationale de Rougemont, 1251 sont ornées d’une stèle musulmane) , la mémoire des engagés de la première heure tel un Brosset qui rallia de Gaulle le 24 juin 1940 et celle de ces jeunes garçons qui s’engagèrent à l’automne au moment de la libération de leur village, tel Robert Joyerot natif de Champagney- Eboulet tué à Auxelles-Bas le 21 novembre 1944 à l’âge de vingt ans.

 

Diego Brosset avait forgé sa division à son image. Ses hommes l’aimaient car il était présent, on le voyait partout, toujours en première ligne avec les unités de tête, toujours en liaison radio avec son chef d’état-major. Il communiquait son enthousiasme à toute la troupe  et après la bataille,  on pouvait l’entendre déclamer les plus beaux vers de la langue française. Le général Saint Hillier le résume encore par ces mots : « Il faudrait un volume pour dire ce qu’était le général Brosset, une encyclopédie pour dire ce qu’il savait, une bibliothèque pour contenir ce qu’il disait ».

 

Au soir de sa mort les soldats sont en larmes. Edouard Pick  de la 9°CRD déclare : « Brosset l’invincible était mort … Il nous fut impossible de retenir nos sanglots car nous l’aimions tous pour son dynamisme rayonnant, son courage hors normes, son rire éclatant chaque fois qu’il avait défié le destin. »

 

 

 

Le temps passe le souvenir reste nous dit un adage qui, pour une fois, est faux. Le temps emporte tout et surtout les souvenirs, il les déforme jusqu’à les effacer. C’est pourquoi il nous faut cultiver la mémoire pour n’oublier ni les évènements, ni les êtres humains qui ont fait l’histoire, ceux qui en ont souffert, ceux qui sont morts.

 

C’est dans cet esprit – lutter contre l’oubli - que, le 5 octobre dernier, 64 enfants de Champagney se sont rendus à Rougemont pour rendre hommage au général Brosset et aux combattants de la 1ère DFL. Ils reposent ensemble en cette terre de Franche-Comté, cette France pour laquelle ils ont donné leur vie.

 

Parlant du pèlerinage du 5 octobre à Rougemont, Baptiste, élève de CM1 a écrit : « Le but de cette journée était de rendre hommage aux soldats morts pour que la France soit libérée des Allemands. Pour cela, à chaque endroit, nous avons déposé une gerbe, fait une minute de silence et chanté la Marseillaise. »

 

 

 

Ne pas oublier, c’est aussi apprendre l’histoire de ces hommes, l’histoire de France, notre histoire tout simplement.

 

Hommage et respect aux morts, respect aussi pour les vétérans qui témoignent encore aujourd’hui de ce que fut la réalité du combat contre le nazisme, cette idéologie raciste et mortifère. L’Europe dont la construction politique et économique reste chaotique, leur doit l’essentiel : la paix.

 

 

Alain Jacquot-Boileau

 

18 novembre 2012

 

 

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Photos : François Bresson

Voir aussi :

20 novembre 2011 - anniversaire de la mort de Brosset

Souvenirs d'un Ancien de la 1ère DFL, Henri Pesenti

Pourquoi Brosset ?

Tag(s) : #Brosset Diego