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Le lundi 18 septembre 1944

 

 

Demain, du sang noir

Séchera au grand soleil

Sur les routes

Sifflez compagnons …

Dans la nuit la liberté



Le Chant des Partisans

 

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   LA FIN DU MAQUIS

 

            Très tôt, ce matin-là, réapparaît Louis Jacques qui, inquiet, les cherche. Il est presque furieux de les retrouver là, alors qu’il pensait que le groupe avait décroché. On change de plan, le « potier » affirme qu’à quatre heures Magny d’Anigon était vide de tout Allemand. Sur ces paroles, il repart seul et échappera au destin terrible de ses compagnons. Grâce aux mots de passe, il traversera les lignes alliées plus tard, comptant bien alerter les troupes de la vilaine situation dans laquelle se trouvent ses amis, et gagnera Lure où il sera interrogé.

Avant le lever du jour, les maquisards quittent leur abri du puits Arthur avec l’intention de se diriger vers Magny d’Anigon. Ils sortent par la façade du bâtiment principal, le contournent par le nord et descendent le remblai qui se trouve derrière. Ils arrivent en bas du tas de déblais de charbon alors que pas un seul d’entre eux ne s’est aperçu que pendant ce temps, des soldats allemands avaient pris position au-dessus, sur le carreau de la mine. Ces deux mouvements, celui des maquisards puis celui des Allemands, se sont succédés avec une synchronisation incroyable. Hasard et fatalité …

   
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Le puits Arthur sur la commune de Magny Danigon

            Les hommes de la Wehrmacht qui investissent le puits de mine et tout le pays environnant se préparent au combat sur une ligne Ronchamp-Magny d’Anigon, non pas contre le maquis, mais contre les troupes libératrices qui approchent. Il est écrit dans le journal de marche de la 1ère Division Blindée : « L’armée allemande a mis à profit les retards qu’a subis la poursuite au cours de cette fantastique randonnée qui, en un mois, a porté les armées alliées de la Méditerranée aux Vosges et lorsque après la relève des Américains, l’armée française reprendra son attaque, elle se heurtera à des positions organisées et à une puissante résistance. ».

            Les Allemands ne soupçonnent même pas la présence si proche d’un groupe de maquisards – de terroristes comme ils les nomment – aussi important en nombre. Les jeunes sont cachés dans les broussailles. C’est à ce moment que se situe l’épisode du soldat qui, allant satisfaire un besoin naturel à l’écart, découvre un de nos hommes tapi dans les buissons. Celui-là tire le premier et donne ainsi le signal de la fusillade. Lucien Berthel parle de « l’imprudence d’un maquisard qui tire sur un soldat isolé ». Il est environ sept heures quand la bataille éclate.

            A partir de cet instant le groupe s’élance vers Magny d’Anigon, village qui n’est éloigné de là que de 500 à 1000 mètres. C’est la course sous les balles et les cris. C’est chacun pour soi, on abandonne affaires inutiles et sacs à dos pour courir plus vite. Une mitrailleuse crépite depuis le puits mais elle tire trop haut. Les Allemands qui dominent depuis les bâtiments, ne suivent pas les fuyards.  Dans le doute - ne sachant pas à qui ils ont affaire - ils ne s’exposent pas, ne veulent pas prendre de risques, d’autant que les hommes du maquis qui sont armés, ripostent. Un combat s’engage, des hommes tombent, d’autres sont blessés. Les tirs retentissent jusqu'au milieu de la matinée.


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  Sur la route forestière qui mène à la Tête de Cheval

            Si la majorité des maquisards se précipite sous les balles qui arrachent les rameaux de genêt et les branches, en direction de Magny d’Anigon, d’autres sont partis vers le chevalement du puits dans une direction opposée. C’est le cas d’une petite vingtaine d’hommes entraînés par Mélard. Ils seront pris plus tard au cours de la journée aux abords des bois de Champagney. Il s’agit de ceux qui seront fusillés le 26 septembre à Offemont. Robert Véjux, Jacques et Michel Stègre prennent eux aussi une autre direction pour être finalement capturés trois jours plus tard. Ils seront déportés.

Les chanceux qui réussiront à sortir des mailles du filet sont rares. Aux alentours de midi, le hasard fait se rassembler neuf hommes, presque tous de Courchaton. Trop nombreux, ils décident de se séparer en trois groupes. Leur salut viendra de ce choix.

A cette heure-là, des coups de feu éclatent encore de façon sporadique car, si les hommes du maquis ne sont ni tués, ni faits prisonniers, ils sont en fuite dans tous les bois environnants. De ceux qui s’en sortiront, certains, comme Paul Barbier, marcheront huit jours dans la forêt.

 

plan

                                          Le 18 juin tout se joue dans cet étroit périmètre


        Après le signal du « sauve qui peut » lancé par le lieutenant Mélard, le gros de la troupe débouche dans les prés qui dominent le cimetière de Magny d’Anigon. Lucien est là. On l’imagine essoufflé, le cœur tambourinant dans une poitrine au bord de l’explosion. Un arrêt bref pour évaluer la situation, poursuivre la course. Déjà une course avec la mort. Il garde de cet instant l’image fugitive d’arbres chargés de pommes.

           Mais le film reprend, s’affole, tout va très vite. En effet, ils arrivent sur la route qui relie Clairegoutte à Magny d’Anigon au moment même où les camions vert-de-gris déposent les soldats alertés par le bruit de la bataille. Nous sommes tout près du cimetière et les hommes bottés et casqués sautent des véhicules tous les vingt mètres. Ils ferment la nasse, stoppent en hurlant la course des jeunes Français. C’est fini, ils sont faits prisonniers un par un et, très vite, on en compte un grand nombre, entre trente et quarante, qui, mains sur la tête, sont poussés et alignés sans ménagement sur la route, devant le cimetière. Les Allemands sont d’autant plus furieux qu’en plus de la surprise de ce combat imprévu, ils ont perdu des hommes dans l’affaire.

Peu de Français ont été tués pendant le combat. Au cours de la galopade qui l’a conduit sur cette route, Lucien a aperçu Marcel Véjux d’Arpenans couché sur le dos, les bras en croix, mort tel le dormeur du val, et aussi, encore au-dessus du cimetière, Lucien Vigneron un autre compagnon d’Arpenans, gravement blessé. Ce dernier que Lucien ne reverra pas, a probablement été achevé par les Allemands.

Il est peut-être neuf heures quand Lucien se retrouve aligné parmi ses camarades sur la route, vingt à trente mètres après le cimetière, en direction de Clairegoutte. Son regard embrasse le vaste paysage offert. La campagne est légèrement vallonnée et l’on voit au loin les villages voisins : Palante, Lyoffans. Le garçon aperçoit même des chars que l’on croit, à l’époque américains, en réalité des engins de la 1ère Division Blindée.

 
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Le monument aux fusillés devant le cimetière de Magny Danigon



            Les prisonniers sont trempés par la pluie des jours précédents et par la sueur de ce matin de folie, les cheveux plaqués sur le front, le visage défait. Ils sont gris, sales, les nerfs tendus. Sentent-ils seulement la chemise mouillée qui colle à la peau ? Ce sont désormais des malheureux au triste visage dont les minutes sont comptées. Avaient-ils conscience lorsqu’ils ont dit oui, lorsqu’ils ont quitté la maison que le scénario qu’ils sont en train de vivre, le pire, était de l’ordre du possible ? Le dos au cimetière du Magny, ils ont bien la mine des bandits auxquels les Allemands ont toujours assimilé les Résistants. Pauvres enfants abandonnés !

 

            Un officier fait sortir du rang, au hasard, huit prisonniers parmi lesquels Lucien. Les voilà qui partent, d’un bon pas, escortés de quelques soldats pour Clairegoutte, le village voisin, à deux kilomètres de là, afin d’y être interrogés. Avec Lucien, il y a : Emile Piguet, un des cadres du maquis, Robert Lamielle, Henri Thomas, les trois d’Arpenans, Henri Choffey et Arthur Malcuit de La Côte, André Mélard de Vy-lès-Lure et le luron René Chocat.

            Tous les autres, restés à Magny d’Anigon, vont être fusillés contre le mur du cimetière, à l’intérieur, et leurs corps rapidement recouverts de terre. (1)


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Le mur intérieur du cimetière contre lequel furent fusillés les maquisards

            Les huit hommes en sursis, de tout le temps passé sur la route qui les conduit à Clairegoutte, n’entendront pas la fusillade de l’exécution. C’est qu’il en faut du temps pour organiser l’assassinat de plusieurs dizaines d’hommes ! S’ils ne savent pas qu’il va y avoir un massacre, il n’en demeure pas moins qu’ils sont sans illusion quant à leur sort commun.

            A Clairegoutte, les interrogatoires durent toute la journée. Ils se passent dans une grosse maison au centre du village en face de l’école. La vieille dame qui vit là, a été enfermée dans une pièce. Ici se trouvent rassemblés ceux qui font encore la loi en France, qui ont droit de vie et de mort, celui qui semble dominer les autres – un capitaine -, d’autres officiers et encore des scribouillards. Paradoxalement, si la population du Magny a été consignée dans les maisons, les gens de Clairegoutte sont dehors en nombre comme si de rien n’était.

 

            Au groupe des huit jeunes qui arrivent là, a été joint un garçon de 17 ans, Gilbert Clerget. L’interrogatoire est banal pour l’époque et le contexte. Les témoignages, mais aussi la littérature et le cinéma nous en ont donné une idée. Chacun à son tour reçoit gifles et coups de poing. Lucien parle d’une séance musclée, il se souvient très bien du visage ensanglanté d’Emile Piguet. Son âge, il a 26 ans, a évidemment mis ses tortionnaires sur la piste. Piguet est un adulte, – sûrement un des chefs - les autres sont des gamins.

 

            Lucien ne subira la question qu’une seule fois. Les demandes tournent sans cesse sur le maquis, ses chefs, ses membres, sur les attaques des semaines passées, sur le général tué le quatre septembre. Les jeunes font les sots, se disent innocents mais le brassard de la résistance, qu’ils ont jeté il y a peu, a laissé une marque plus claire sur la manche des blousons. L’officier n’est pas idiot. Furieux, il s’exclame : « Depuis Marseille, impossible de traverser un bois sans se faire tirer dessus ! ». Lucien est lucide : « On savait bien qu’on allait être fusillé. ».

            Les interrogatoires durent toute la journée avec cependant une pause vers midi pour que ces messieurs aillent manger. Pendant ce temps, les neuf prisonniers restent seuls. Lorsque tous auront été questionnés, arrivera un aumônier allemand. Cet homme en uniforme se propose de les confesser. Henri Choffey lui rétorque au nom du groupe : « Nous n’avons pas besoin de nous confesser, nous n’avons commis aucun crime ! ». Même Emile Piguet, pourtant catholique pratiquant, approuve en silence.


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            Gilbert Clerget a de la chance car étant enfant de troupe, il fait valoir son statut de militaire. Il échappe ainsi à la mort immédiate et ne sera – si on ose dire – que déporté à Buchenwald par le convoi parti de Belfort le 3 octobre 1944. Il aura encore la chance de revenir de déportation.

 

            Au cours de la journée, au gré des captures, d’autres sont également interrogés à Clairegoutte. C’est le cas pour Arthau de La Côte qui est sauvé grâce au laissez-passer qu’il détient pour son travail au puits Arthur où il s’occupe de l’entretien et des soins aux chevaux. Il est donc relâché et, ne demandant pas son reste, part aussitôt et s’éloigne très vite de cet endroit où la mort a élu domicile pour la journée.

            Arthau a eu une chance double. Celle d’avoir sur lui le document sauveur mais aussi celle d’être interrogé avant que Zeggiato ne le dénonce comme étant membre du maquis. Arthau est loin lorsque le traître donne son nom.

            Furieux d’en avoir laissé échapper un, les Allemands questionnent à nouveau les jeunes qui sont en attente dans une pièce. C’est la mitraillette posée sur le front qu’un officier leur dit à chacun dans un excellent français: « Tu le connaissais toi ! ». Chacun nie connaître Arthau et, malgré une patrouille lancée à la poursuite du palefrenier, celui-ci ne sera pas retrouvé. (2)

 

            Vers16 h 30, c’est le retour à Magny d’Anigon pour y être fusillés. Les huit jeunes arrivent, passent devant le cimetière, longent sa largeur ouest. Là, presque à l’angle, des Allemands sont occupés à creuser un trou contre le mur. Ils passent l’angle et sont alignés contre l’enceinte, mais à l’extérieur, au nord du cimetière.

Il y a en face des condamnés, un verger de pommiers chargés de fruits. Un peloton d’une quinzaine de soldats les met en joue. A cet instant, Lucien entend distinctement 17 heures qui sonnent au clocher du temple. Il fixe le trou noir des canons. C’est fini … C’est juste ce moment précis que le sous-officier qui doit commander le feu, choisit pour demander le « petit de 17 ans ». Cet homme d’une quarantaine d’années, qui ne se trouvait pas à Clairegoutte auparavant, tient des feuilles en main, le résultat des interrogatoires, avec les noms et les âges. Lucien fait un mouvement. Le Feldwebel ajoute aussitôt : « J’ai un fils de ton âge, je ne tue pas les gosses. ». A cet instant, faisant preuve d’une présence d’esprit salvatrice – mais, arrivés à cette extrémité, qu’ont-ils à perdre ? – André Mélard et Robert Lamielle déclarent qu’eux aussi sont très jeunes. Ils n’ont en effet que dix-huit ans.


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  Le mur du cimetière - côté village - contre lequel Lucien Berthel et ses camarades furent mis en joue

            Les trois garçons sont, pour l’heure, épargnés. Le sous-officier ajoute : « Je vous emmène vers l’Hauptmann, il vous fusillera lui s’il veut ! ». Cette clémence n’a de justification finalement, que la crainte d’endosser la responsabilité de la mort d’adolescents.

            Qu’importe ! Lucien résume son état d’esprit du moment ainsi : «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. ». Les trois gamins sont donc retirés du mur et repartent pour Clairegoutte conduits par quatre hommes. Ils ne repassent pas devant le trou qui leur était destiné. En fait, ils poursuivent le contournement du cimetière et, c’est arrivé au troisième angle, qu’ils sont glacés par le vacarme de l’exécution de leurs cinq camarades. Lucien entend encore les coups de fusils suivis d’une rafale de mitraillette et encore les cinq coups de feu bien séparés. Piguet, Chocat, Thomas, Malcuit et Choffey sont morts.

 

            De retour à Clairegoutte, les trois rescapés sont conduits à l’école. Dans la salle de classe, ils voient par terre, éparpillés sur une toile, les portefeuilles, montres et autres affaires personnelles de tous les maquisards capturés au cours de la journée et dont la grande majorité n’est alors plus en vie. (3)


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            C’est bien un sentiment de soulagement qui envahit les trois garçons qui viennent d’échapper à la mort mais le capitaine, celui-là même qui les a menacés avec la mitraillette le matin, est furieux de revoir des vivants. Ce n’est visiblement pas ce qui était prévu. Survient alors une violente explication avec le sous-officier qui a pris sur lui de les gracier. Il se fait vertement sermonner, mais, étrangement, le coupable parle aussi fort que son supérieur. Les deux Allemands crient carrément devant les trois jeunes interloqués et tendus.

 

            Le capitaine met un point final à l’algarade en hurlant à l’encontre des prisonniers «  Partir pour l’Allemagne ! ».Ils quittent enfin Clairegoutte, village d’épouvante en ce jour maudit, à bord d’un camion rempli de soldats, attachés ensemble et serrés sur le sol du véhicule où se trouvent déjà deux soldats indochinois. (4)

            La nuit est à peine tombée lorsqu’ils traversent Ronchamp. C’est à Champagney que se termine cette journée extraordinaire de violences. Le camion s’arrête au centre, devant le magasin des coop. Lucien et ses compagnons sont poussés dans le fournil qui se trouve derrière le magasin et qui fera office de prison pour la circonstance. Ils passent la nuit dans ce sombre local où la fatigue aura finalement le dernier mot.

 

  NOTES

(1) A la date du 26 septembre, on peut lire dans le journal de marche de la 1èreDivision Blindée : «  Sur les indications des habitants, nous retrouvons à Magny d’Anigon, le charnier dans lequel ont été enterrés 48 maquisards du maquis du Lomont (en fait 40 corps et le nom de Lomont est erroné), sauvagement massacrés par les boches quelques jours plus tôt. Une équipe de prisonniers, dont quelques-uns ont participé au massacre, exhume les corps des F.F.I., certains n’avaient que 15 ou 16 ans. ».

 

 

 

(2) Une précision concernant Zeggiato. Celui-ci, qui dénonçait déjà les réfractaires du STO de La Côte, est entraîné de force au maquis par les frères Arthau. Il y est donc retenu prisonnier au même titre que les Allemands capturés lors des coups de main qui se sont succédés à partir du quatre septembre. Lorsqu’ils évacuent leur position du Chérimont, les maquisards, nous l’avons vu, emmènent avec eux ces prisonniers. Parmi ces derniers, il y a deux Tchèques qui ont combattu aux côtés du maquis ce 18 septembre et qui ont été tués les armes à la main. Certains prisonniers allemands seront fusillés, par la suite, à Belfort pour cause de lâcheté.

 

 

(3) A cette heure, le groupe qui avait suivi le lieutenant Mélard au début de la fusillade du matin, en réalité dix-huit hommes, est entre les mains des Allemands. Tous seront conduits à Belfort où ils seront inscrits sur le registre d’arrivée de la caserne Friedrich le lendemain, à quinze heures.

 

(4) Ces hommes, membres de l’armée française de 1940, étaient retenus prisonniers durant toutes ces années quarante à la Saulnaire, entre Ronchamp et Malbouhans. Ce camp de prisonniers, installé dans les bâtiments de l’ancienne verrerie, dépendait d’un camp principal installé à Vesoul.

Il y avait là, une centaine de soldats. Les gamins de Ronchamp qui allaient sur place librement, les appelaient les « Chinois ». Ceux-ci leur faisaient des bagues confectionnées dans des pièces de monnaies. Ces prisonniers d’un autre continent, étaient occupés à fabriquer du charbon de bois. Après le 6 juin 1944, beaucoup s’enfuirent et se cachèrent au Mont-de-Vanne où des gens de Ronchamp venaient les ravitailler. Nul doute que les deux « Chinois » que voit Lucien dans ce camion, étaient deux évadés récemment repris par les Allemands.


Lire la suite : Partir pour l'Allemagne - 5 - En attendant l'Allemagne

Début du livre : Partir pour l'Allemagne ! - dédicace


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Au cimetière de Magny Danigon

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Ci-dessous, le cimetière d'Arpenans

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Ci-dessous, le cimetière de Vy-les-Lure

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