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Le Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand
 

Sur ce massif sont morts entre 30 000 et 34 000 hommes. C'est pour cela qu'on l'a appelé le « mangeur d'hommes ». Cette colline qui se détache très nettement de la chaîne des Vosges était un formidable poste d'observation.

 

 Le cimetière militaire

Dans la crypte se trouvent de très nombreux vestiges de cette guerre : armes, obus, objets du quotidien des soldats. Dans cette salle, à gauche et à droite est inscrits le nom de toutes les unités qui ont combattu ici, soit 101 unités françaises.

De là on descend dans la crypte. Sous un immense bouclier d'airain sont rassemblés les restes de 12 000 soldats inconnus (français et allemands). C'est un ossuaire. Tout autour du bouclier on peut lire cette phrase de Victor Hugo: « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. »

A l'extérieur on trouve le monument qui a été inauguré le 9 octobre 1932 par le Président de la République Albert Lebrun. C'est un autel en bronze sur lequel on voit les armoiries des villes qui ont financé le monument.

On traverse un cimetière de 1264 tombes qui est complété par six tombes communes contenant chacune 64 soldats français inconnus. On n'aperçoit qu'une seule tombe musulmane. C'est celle d'un étudiant marocain qui a fait le choix de suivre ses amis étudiants parisiens.

Sur ce champ de bataille aucun soldat des colonies n'a combattu, il s'agissait essentiellement de chasseurs alpins

 

 Le cimetière est en avant de la colline


Le 24 décembre 1914, une poignée de soldats français s'installent sur le sommet. Il faisait moins 12° et il y avait 40 cm de neige. Quelques jours après une quarantaine de soldats allemands sont envoyés pour les déloger. Si depuis le mois d'août 1914 ce n'était pas un point stratégique, la « boucherie » commence donc à la fin de l'année.

L'endroit était recouvert d'une forêt très dense. Après 1915, il n'y a plus un seul arbre.

Peu à peu, le site est fortifié. Les Allemands n'arriveront pas à déloger les Français, ils se sont contentés de les encercler et de détruire la colline à coups de mortier.

Au cours de l'année 1915, la colline changera successivement huit fois de « propriétaires ». Cette année là, 760 tonnes de munitions sont tombées sur la montagne. Ensuite la guerre se transforme en guerre des tranchées.

Les Allemands construisent une route depuis la plaine d'Alsace, puis un funiculaire pour monter les matériaux.

 

 Vieil A
L'autel dans les années trente (photo Mozer - Champagney)

Vieil Armand années trente
La crypte dans les années trente (photo Mozer-Champagney)

« La roche Sermet » est un abri français. L’essentiel est fait avec des roches trouvées sur place. Les positions allemandes se situaient juste en dessous. De là, on voit le Grand Ballon en face.

On arrive ensuite, après avoir rencontré plusieurs abris français reconstitués (en pierres et en rondins) au sommet de la montagne. Nous sommes à 956 m d'altitude. Une croix de 22 m de hauteur domine le site. Elle est éclairée la nuit comme elle l’était autrefois.

C'est en janvier 1916 que le front est stabilisé. On trouve partout des vestiges de ferraille et de barbelé. Les barbelés allemands étaient beaucoup plus épais. En redescendant, notre guide, trouve, puis dégage à la main, une fusée explosive (la partie supérieure d’un obus) .

 

 

A partir de 1916, les Français font, eux aussi, des fortifications plus solides. Les tranchées étaient toujours en zigzags. Sil y en avait un morceau droit, il était protégé par un pas de tir.

A l'est, ce sont les tranchées allemandes. C'est un vrai labyrinthe. Puis on voit toute la plaine d’Alsace, jusqu'à la Forêt-Noire en Allemagne.

De là, redémarre un réseau de tranchées de 400 de long, avec un dénivelé de 150 m. Il y a 560 marches. En hiver, les soldats allemands qui montaient au front par-là, glissaient et se blessaient en chutant. Cet accès a été nommé les « échelles du ciel ». Nous prenons un autre chemin. Pendant la guerre il y avait une centaine de kilomètres de tranchées et de galeries, il en reste 45 kilomètres dont 25 accessibles par les visiteurs.

Le village situé en bas de la colline s'appelle Hartmann. C'est pourquoi le nom allemand du site est : Hartmannswillerkopf (la tête du village Hartmann).
En français Hartmann veut dire Armand d'où le "Vieil Armand".



Voir aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hartmannswillerkopf

              http://www.ahwk.fr/   


 http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichelieu.php?idLang=fr&idLieu=5691

Tag(s) : #Photos sites et monuments historiques