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Passage à Belmont dans le Doubs


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Louis Pergaud est né à Belmont le 22 janvier 1882, il y a passé son enfance et s’y est marié.

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Le sous-lieutenant Louis Pergaud (au centre en veste claire) est parti pour Verdun le 3 août 1914, deux ans après avoir publié "la Guerre des boutons". Il avait alors 32 ans. Il sera tué entre le 4 et le 8  avril 1915 près de Marchéville-en-Woëvre , dans la Meuse.

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Le monument aux morts et le cimetière sont dans l'enceinte de l'église. Le nom de Louis Pergaud est mentionné sur l'ancienne école, sur le monument aux morts, dans l'église.


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La plaque dans l'église

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Louis Pergaud est un grand écrivain - pardon de cette banalité -  qui utilisait la langue française d'une manière remarquable. A lire et à relire.  Quelques exemples de cette richesse pris au hasard parmi des centaines d'autres :

Deux extraits de La revanche du corbeau :
 

«  Une aube émergeait calme de la nuit, nuageuse, bercée au roulis lent d’un vent tiède de jeune automne qui séchait doucement la rosée abondante du crépuscule. »

 

« On était en mai. Le soleil vivement se souleva de l’horizon, empourprant les tuiles rouges des toitures, buvant la rosée discrète qui gouttait au bout des larges glaives appesantis des grandes herbes, inclinées toutes dans le même sens comme les innombrables baïonnettes d’une armée en marche. »

 

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Deux extraits de Le roman de Miraut :
 

«  Miraut put voir l’écurie avec les vaches alignées le long de la crèche où elles étaient attachées, les vaches qui le regardaient de leurs grands yeux stupides, mais ne meuglèrent point, et toutes sortes d’autres choses plus ou moins inconnues dont les émanations puissantes l’intriguèrent extrêmement. »

 

« Dans le brûleur de cuivre, se balançant sur ses charnières, la mèche de coton rougeoya, s’enflamma doucement ; une lumière jaune, faible, comme hésitante, imprécisa les arêtes des meubles, et la femme, brandissant son flambeau devant la caisse historiée de la grande horloge comtoise, qui battait dans un coin son tic-tac régulier, ne put s’empêcher de dire tout haut, bien qu’elle fût seule :

-      Huit heures ! grand Dieu ! et il n’est pas là ! … »

 
liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pergaud

http://www.lepoint.fr/culture/qui-a-tue-louis-pergaud-06-10-2011-1381387_3.php

http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/03/26/lautre-guerre-de-louis-pergaud/

Tag(s) : #Hommages