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Les hommes

 

 

 

Les Allemands guettaient du haut des miradors

La lune se taisait, comme vous vous taisiez

En regardant au loin, en regardant dehors

Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

 

Jean Ferrat, « Nuit et Brouillard »

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Détenus épuisés. Dessin de Boris Taslitzky réalisé au camp de Buchenwald, 1945

 


Les détenus

 

Nous l’avons déjà écrit, il y a à Ellrich, des détenus venus de toute l’Europe. Dans les derniers mois de l’histoire de ce camp, c’est à dire de janvier à avril 1945, l’effectif est difficile à évaluer avec précision pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les camps de l’Est de l’Europe étant évacués, de nombreux détenus échouent là, ensuite, les mouvements de prisonniers entre Ellrich, Harzungen et Dora sont fréquents et enfin, la mortalité s’accroît considérablement frappant surtout les derniers arrivés.

Au début de l’année, il y a environ 8000 détenus à Ellrich, ce chiffre comprenant ceux du camp de Woffleben. Mais, conséquence des conditions de vie devenues effroyables, un grand nombre d’entre eux ne sont pas valides. Le dernier comptage qui a lieu le 31 mars, donne un total de 7259 déportés. (1)

 

Lucien baigne dans cette cour des miracles où évoluent plusieurs milliers d’hommes. Le groupe le plus important est celui des Russes, il en aura d’ailleurs toujours à ses côtés au sein de son Kommando. Il évoque aussi les Polonais et les Juifs. Beaucoup de Polonais sont des prisonniers de droit commun. Un jour de février 1945, arrivent des Tsiganes. Au début, se rappelle Lucien, ils chantaient. Ce groupe d’une quinzaine d’hommes qui, malgré l’endroit, se laisse aller à son inclination naturelle pour le chant, marquera l’adolescent qui n’avait jamais rien entendu de pareil ! Ce miracle musical fut éphémère parce qu’au bout d’une huitaine de jours, ces hommes ne chantaient déjà plus…

Charles Spitz, Schreiber à Dora évoque aussi les Tsiganes : « C’était une troupe très sympathique. Le soir quelle que soit l’heure de la fin de l’appel, ils n’allaient jamais se coucher avant de s’être offert, pour eux seuls, un rapide concert […] ils chantaient de bizarres mélopées dans leur langue aux accents gutturaux. Un jour, ils sont tous partis en Transport pour Ellrich. ». (1)

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 Juifs hongrois de la colonne transport pendant la pause. Dessin réalisé par Léon Delarbre au camp de Dora, janvier 1945 

 

Les Français étaient raillés par les autres groupes nationaux. Les lois sociales d’avant guerre et en particulier la semaine de quarante heures ainsi que les congés payés, avaient frappé les esprits au-delà de nos frontières, d’où les moqueries à l’encontre des Français rapportées par Lucien : «Beaucoup manger, pas beaucoup travailler ! ». Il y en avait aussi d’autres sur les habitudes amoureuses attribuées aux Français. Etranges références à une réputation d’une autre époque, d’un autre monde lorsqu’on songe à l’endroit où tous se trouvent alors.

En fait, pour être juste, les échanges entre détenus étaient rares. D’une manière générale « On ne parlait pas ou si peu ». Lucien précise : « J’ai côtoyé des gens dont je n’ai su le nom et le prénom que bien plus tard par recoupements. Nous avions tous le même aspect physique, difficile de repérer quelqu’un. Seul, Eugène Laidevant était connu et reconnaissable à cause de sa Mütze (calot) confectionnée en toile de sac. » (et non pas en toile rayée comme cela aurait dû être). Lucien n’a su que très longtemps après la guerre, que René Léger, maire de la Ferté Alais (Essonne), était à Ellrich. Même chose pour Pierre Goasgen. C’est plus de cinquante ans après ces évènements, au cours d’une rencontre réunissant d’anciens déportés, qu’il réalisera qu’à l’époque, Robert Lançon était là, au Block 5, non loin de lui.

Les détenus se rencontraient épisodiquement sur un même lieu de travail ou se voyaient furtivement aux repas. Au hasard des chantiers, un mot, une réflexion faisaient lever la tête d’un voisin qui soufflait entre deux pelletées : « Ah, t’es Français toi ? » sans plus, sans suite. Pas le temps, le droit, l’envie ou le courage, d’en dire davantage. Il n’y avait pas, ou si peu, de moments de liberté.

 

Au Block 6, il y a beaucoup de jeunes tels que Lucien. Il a toujours, lorsqu’il y songe, cette impression de jeunesse liée à cet endroit. Cette communauté d’âge engendre comme une solidarité qui fait qu’il ne vivra pas les tensions, voire les violences entre détenus de nationalités différentes, souvent décrites par des déportés plus âgés. Pour Lucien, la solidarité qui régna dans son environnement proche, reste réellement le fait marquant de ces mois passés là-bas. Nous en aurons l’illustration plus loin.

 

Les gardes

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Un kapo frappe un déporté, au camp de Natzweiler-Struthof.
Dessin de Rudolph Haess.

 

A Ellrich, les gardes sont des soldats de la Luftwaffe, dans l’ensemble, plutôt âgés. En fin de période, il y aura des hommes plus jeunes revenus du front de l’Est, blessés et estropiés. Les sentinelles sont appelées Posten. Maxime Cottet parle d’eux en ces termes : « En général, ils sont gentils et aspirent à la fin de la guerre. Ce sont des “ Luftwaffe ” au repos pour un temps. Le régime intérieur passe alternativement par des périodes de relâchement ou de terreur, suivant l’officier chef des troupes gardiennes. ».

Un jour, Lucien assiste à une scène édifiante qui se déroule au pied d’un mirador à côté du poste d’aiguillage. C’est une altercation entre un soldat de la Luftwaffe et un SS. Le garde, un homme âgé d’une soixantaine d’années, en arrive à gifler l’homme en noir. Il sera rapidement emmené par d’autres SS et on ne le reverra plus.

Les SS, on l’a déjà précisé, ne se compromettent pas à l’intérieur du camp. On a évoqué aussi leur rôle au moment de l’appel. En fait, le groupe qui dirige tout à l’intérieur du camp, est constitué au sein même des détenus par la hiérarchie concentrationnaire établie avec précision et vice par les nazis.

 

 

 

L’encadrement dans le camp

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«Le grand Georg, Kapo général de la Werk II : une des plus belle brutes au service des Allemands ». Dessin de Léon Delarbre réalisé au camp de Dora, décembre 1945

 

Etienne Lafond résume clairement cette situation : « Qui nous commandait ? Tous les bandits de la création s’étaient donnés rendez-vous ; le chef de camp, les chefs de Blocks, Kapos, etc … étaient pour la plupart des « verts », déportés de droit commun, le plus souvent allemands … ». A Ellrich, les verts les moins recommandables l’emportent pour le malheur des autres détenus. Maxime Cottet fait le même constat : « … en principe, presque toutes les huiles du camp sont des voleurs, escrocs, bandits réputés brutes finies. Nous sommes en bonnes mains ! ». Et c’est bien là une des particularités du système qui fait que, sans cette pègre à laquelle les SS ont tout délégué, il ne serait pas ce qu’il est.

A Ellrich, comme c’est souvent le cas dans les camps de concentration « les Verts ou les Noirs, tiennent les postes principaux de l’administration du camp. Ils sont d’autant plus redoutables qu’on s’est débarrassé d’eux d’abord à Buchenwald, puis à Dora. Ils sont les auxiliaires zélés des SS. On constate qu’ils sont entourés d’une cour de jeunes Tsiganes qui peuvent être redoutables. » (1). Et Jacques Brun confirme : «Lle choix par les SS d’un encadrement composé en grande partie de détenus allemands au triangle vert, noir ou rose : assassins, asociaux, homosexuels, mais aussi de détenus tsiganes, polonais choisis parmi les droit commun.. ». Le principe « diviser pour mieux régner » guide ce recrutement en fonction des catégories concurrentes. Il faut y ajouter les compétences indispensables pour être désigné sur telle position : talents d’organisateur autoritaire – il faut par exemple être capable d’imposer à plusieurs centaines de personnes le respect de l’ordre lors des appels -, absence de scrupules dans l’exercice de la violence physique.

Une fois nommés, ces « petits chefs » jouissent, dans leur rayon de compétence, d’une grande liberté. Les Kapos ont un pouvoir de contrainte sur les déportés qu’ils dirigent, ce qui leur permet, par exemple, de les utiliser à leurs propres fins sur le marché noir. Ainsi, ils arrivent à accumuler une grande quantité de biens – vêtements, instruments divers, nourriture – et à constituer ainsi un « capital ». Les limites de leur pouvoir sur les détenus n’étant pas clairement définies, ils peuvent laisser libre cours à leur agressivité et à leur sadisme, ce qui les rapproche, aux yeux de leurs subordonnés, des SS eux-mêmes.

Contrairement à ces derniers qui interviennent donc rarement en personne dans la vie quotidienne des déportés, les Kapos exercent en permanence un pouvoir arbitraire. Germaine Tillion explique ainsi, l’origine de cette faune : « Dans les régions occupées de l’Europe, les policiers nazis abandonnèrent la pègre et le grand banditisme aux justices locales et ils n’arrêtèrent que quelques voyous qui les avaient personnellement agressés. Chez eux, en revanche, ils avaient ramassé toutes les crapules qui n’étaient pas SS et ils les utilisaient avec prédilection dans les camps pour encadrer les prisonniers politiques. » (2)

 

Pour Lucien « Les Kapos sont en quelque sorte, les policiers du camp, ce sont des prisonniers qui doivent parler allemand. Ils sont équipés d’un bâton et sont toujours en chasse. » L’un d’entre-eux était originaire de Colmar. Lucien complète : « A Ellrich, ça tapait tout le temps ! ». Maxime Cottet note à la date du 28 janvier 1945 : « La matraque marche sans cesse. A tous les rassemblements, ils sont quatre ou cinq à cogner sur notre lamentable troupeau. Un coup de tuyau en caoutchouc sur la nuque a pour effet de m’ouvrir un furoncle … et de le guérir. ».

Lucien évoque la personnalité de plusieurs chefs de Block. Deux ou trois se sont succédés à la tête du Block 6. Peut-être sa mémoire mêle-t-elle Blockältester, Stubenältester et Stubendienst, tant cette hiérarchie était complexe ? Ces privilégiés disposaient d’une chambre à part et d’un vrai lit. Avec son expérience, Lucien a pu remarquer qu’il n’était pas obligatoire, pour ces hommes, d’être brutal pour survivre. Sur le lot, ils furent plus ou moins violents. Celui qui était homosexuel, était mauvais. Sa méchanceté ne l’empêchait pas de profiter de sa position pour rechercher de la chair fraîche afin d’assouvir ses pulsions. A une époque, il jettera son dévolu sur Edgar Quintain qui se rebiffera avec véhémence. L’affaire n’en restera pas là puisque ce chef de Block finira massacré à coups de bâtons et de matraques, par ses collègues et les Kapos sur la place d’appel. Cette exécution, car s’en fut bien une, n’eut pas lieu devant tous les détenus rassemblés pour la circonstance, comme c’était l’usage. Elle se déroula « entre eux », entre gens de la même caste, histoire, peut-être, de laver le linge sale en famille. Lucien et ses compagnons regardèrent cela de loin et ils virent qu’avant sa mise à mort, le condamné fut contraint par la meute à faire la pelote, accroupi, un lourd sac chargé sur le dos. Il était cerné par un groupe de SS et était ranimé à coups de seaux d’eau afin d’exécuter sa punition jusqu’au bout.

 

         L’interprète était Tchèque. Il parlait sept langues et, à la surprise, sinon générale, du moins de Lucien, il tomba en disgrâce du jour au lendemain, sans raison apparente. Mis au travail à l’instar des autres détenus, il sera finalement, lui aussi, assassiné à coups de bâtons. Cet évènement macabre, un de plus, eut lieu en fin de période, probablement au mois de mars.

 

Les civils

 

         Mêlés à cette faune imprévisible évoluent les civils allemands. Ce sont essentiellement des employés de la Mittelwerk qui dirigent les travaux. Un ingénieur et un chef de chantier les supervisent. Ces civils sont en contact direct avec les détenus, ce sont les Meisters. Là aussi, tous les comportements sont possibles. Ces hommes peuvent être brutaux, mais ce n’est pas la règle générale. Les Meisters ont néanmoins carte blanche pour faire en sorte que le travail soit effectué. Ils surveillent et donnent des ordres. Maxime Cottet montre tout le caractère imprévisible que peut prendre la cohabitation avec ces hommes : «Trois Meisters ensemble hurlent contre moi car je ne forais pas assez vite. J’ai envie de leur éclater de rire au nez, mais ça pourrait me coûter cher. Je simule la crainte et la consternation. Cinq minutes après, l’un d’eux, pris sans doute de remords, me donne un bout de cigarette, ce qui est une immense faveur. » (du 6 octobre 1944)

         Pour ce qui est de Lucien, il explique que le matin, lorsqu’ils arrivent sur le chantier, les déportés disent bonjour aux Meisters qui sont déjà là, certains de ceux-ci leur rendent leur salut. Le soir, ces Allemands regagnent leur domicile.

         Avec le temps, par la force des choses, les détenus comprennent un minimum du langage de l’oppresseur et ils sont capables de dire quelques phrases en allemand.

 

         Lucien, pendant tout le temps passé à Ellrich, sera en contact toujours avec le même Meister, il l’appelle « le vieux ». Cet homme, aux cheveux blancs, a sûrement plus de soixante ans. Objectivement, Lucien reconnaît que cet Allemand a souvent essayé de faire un effort pour eux les jeunes, c’est à dire lui-même, ainsi que Michel et Jacques Stègre. Il y a, par exemple, l’histoire de ce wagon de sable qu’ils devaient décharger un jour de cet hiver de folie. Le sable était gelé, les contraignant à allumer un feu dans le wagon même afin de pouvoir pelleter le matériau durci. C’est alors que le « vieux » prend l’initiative de refermer les portes du wagon permettant ainsi aux jeunes garçons de profiter davantage de la chaleur offerte par ce foyer. C’étaient des gestes comme celui-là, improvisés et sans échange de paroles, mais bien compris des trois gamins.

 

Enfin, pour achever le portrait de cette société, nous les avons déjà évoqués, il y a les civils allemands réquisitionnés épisodiquement. Ce sont des paysans choisis parce que propriétaires de chariots et de chevaux. Les missions en compagnie de ces autochtones, consistaient en transports de matériaux de construction, par exemple, aller chercher des planches jusqu’à Dora. Une de ces corvées – il y avait quinze kilomètres pour se rendre jusqu’au « camp mère » – prit une journée entière.

Lors de tels transports, c’était toujours le même scénario : un attelage tiré par un cheval au pas, le paysan et un soldat assis côte à côte sur le banc et les quatre déportés qui suivaient à pied derrière l’équipage. Le « vieux » ne quittait pas le camp, il désignait les quatre détenus, le Posten connaissant l’adresse du paysan réquisitionné.

Lucien aura souvent affaire au même cultivateur. Là, également, des gestes silencieux se produisirent en faveur des adolescents. Plusieurs fois ils se rendirent à la ferme de cet Allemand, tôt le matin. Les harnais n’étaient jamais attachés parce que les détenus, avant le départ, terminaient de harnacher la bête. Et là, posé sur le collier du cheval, un morceau de pain. Petits gestes d’humanité perdus dans cet océan de sauvagerie et de crimes.

         Chez le même paysan, toujours avant le départ, un matin – courage excessif ou volonté de faire les choses au moins une fois comme sa conscience aurait voulu qu’elles soient faites – les prisonniers furent invités à pénétrer à l’intérieur de la ferme où les attendaient quatre bols de café au lait et leurs tartines, une pour chacun. « Byzance ! » s’exclame aujourd’hui Lucien, qui, s’il se rappelle bien cette nourriture exceptionnelle et inattendue, n’a pas oublié non plus les deux filles de cet homme, des adolescentes, qui peuvent être fières de l’instant de dignité engendré par leur père ce matin-là.

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«Le balayeur de la place d'appel ». Dessin de Léon Delarbre réalisé au camp de Dora, février 1945

 


 

         Encore un autre jour, une seule fois – presque tous les évènements, qu’ils soient bons ou mauvais, furent uniques et extraordinaires – c’est un autre paysan qui fut sollicité pour mettre son chariot à disposition. Cet homme, un ancien combattant du premier conflit mondial qui avait alors été fait prisonnier en France, parlait bien notre langue. Cela s’est aussi passé au cours de la dernière période de l’histoire d’Ellrich, à l’époque des « nus » dont on reparlera. De plus, deux bûchers avaient déjà été construits afin de faire disparaître tous les morts, alors très nombreux. A cette date, cet Allemand a une vision d’épouvante, des milliers d’hommes nus et maigres, tellement maigres, qui errent entre les bâtiments. Il s’adresse aux détenus. Lucien rapporte la teneur des propos de cet homme qu’il ne reverra pas : « Je vous assure, on ne sait pas ce qui se passe au camp, on sent les odeurs mais on ne voit rien. » et d’ajouter ému : « J’ai été prisonnier en France, jamais je n’ai été traité comme ça ! ».

 

         Ce paysan dit qu’il ne savait pas ce qui se passait à l’intérieur du camp. Mais l’odeur, une odeur épouvantable, c’était bien celle des bûchers et l’encadrement était bel et bien composé de civils allemands qui savaient tout. Nous avons déjà dit ce que nous pensions de l’ignorance des Allemands qui vivaient à proximité des camps.

Siegfried Meir qui arrive à Auschwitz en 1941, a écrit : « Je ne suis pas d’accord pour déculpabiliser les Allemands. Je suis persuadé que c’était un  tel bourrage de crâne contre les Juifs que tout le monde a approuvé la persécution et l’élimination. Je ne peux pas en vouloir à tous les Allemands, mais je soutiens qu’ils étaient tous un peu responsables. ». (3)

         « Tous un peu responsables… ». Nous n’essaierons pas de faire le tri dans les responsabilités, d’autres l’ont fait bien avant ou tenté de le faire, mais, à l’instant de notre propre vie, ne sommes nous pas tous un peu responsables de ce qui ne va pas autour de nous, dans la cité, dans notre pays, en ce monde ?

 

 

(1)Source : « Histoire de Dora » d’André Sellier, déjà cité

(2)Germaine Tillion, « Ravensbrück », déjà cité

(3) Georges Moustaki et Siegfried Meir, « Fils du Brouillard », déjà cité

Ellrich 54Lors le la cérémonie d'avril 1954, les visiteurs déambulent dans le camp d'Ellrich (photo Robert Lançon)


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